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dimanche 10 avril 2016

"Partition amoureuse", Tatiana de Rosnay



Tatiana de Rosnay, écrivain franco-anglaise d'une cinquantaine d'années, est l'auteur de dix romans, dont "Elle s'appelait Sarah" qui avait été adapté au cinéma et "Partition amoureuse" donc. 



"Partition amoureuse" fut d'abord publié sous le titre "Le dîner des ex".

C'est un petit roman d'environ 200 page que j'ai lu en moins d'une semaine. Plutôt rapidement donc mais sans grande passion néanmoins. 

L'héroïne est Margaux, célèbre chef d'orchestre qui s'apprête à fêter ses 40 ans. C'est aussi elle la narratrice. 

Il n'y a pas vraiment d'histoire dans ce roman, en tout pas pas d'intrigue, pas de suspens. 

En fait Margaux, qui pour fêter ses 40 ans a décidé d'inviter ses ex, en tout cas ceux qui ont vraiment compté dans sa vie, se remémore ses trois principales histoires d'amour, avec Max, Manuel et Pierre. Plus précisément elle raconte tout ça à Max, son premier amour (elle avait 20 ans, lui 70 !) qui est mort déjà depuis plusieurs années. Entre deux elle rencontre un nouvel homme, Hadrien, qui sera aussi convié au dîner. Le roman s'arrête juste avant que le fameux dîner ne commence justement.

Comme je le disais plus haut j'ai lu ce roman sans grande passion, sans réel enthousiasme. Je n'ai rien à reprocher à l'auteur quant à son style, le livre se lit très bien, mais je n'ai pas accroché sur le sujet ni sur le personnage principal, Margaux.

D'abord il n'y a pas vraiment d'histoire, pas d'intrigue, pas de suspens. On n'est pas avide, quand on termine un chapitre, de connaître la suite. C'est un peu dommage pour un roman non ? Ça n'est pas palpitant, ça ne fait pas rêver ni même réfléchir, encore moins rire...ça n'apporte rien je trouve. 

J'ai acheté ce roman car il était conseillé dans un magasine qui disait "Un roman plein d'humour et admirablement bien construit". Bah je n'ai pas ri une seule fois ni même souri. Et je ne vois pas trop où est la construction vu qu'il n'y a pas vraiment d'histoire...

Ensuite je n'ai pas éprouvé de sympathie pour l'héroïne, ce qui gâche nécessairement le plaisir de la lecture. Elle ne m'a pas intéressée, pas émue...rien.  En plus à 20 ans elle a une histoire d'amour avec un homme de 70, ensuite elle passe à un homme de 50 quand elle en a 30 et enfin, quand elle se marie avec un homme qui a enfin son âge, c'est pour le tromper tant et plus ! Non, vraiment, je n'ai pas accroché.

L'intérêt qu'on pourrait trouver dans ce roman ce sont les références à la musique, au métier de chef d'orchestre...sauf que je ne suis pas mélomane, que je ne connais rien à la musique, de sorte que, aussi intéressant que ce soit, ça ne me parle pas vraiment. Dommage ! 

Voilà, ce n'est pas de la m**** mais je n'ai pas accroché. C'est la vie.

L'avantage c'est qu'il n'est pas long et que ça ne pas pris que quelques jours pour le lire. :-)

mercredi 6 avril 2016

"Adamas Maître du Jeu", Laurent Ladouari

Laurent Ladouari, Français né en 1974, est, avant d'être romancier, un ingénieur en médias et télécommunications, calé aussi en économie numérique. Ça se ressent dans le roman d'ailleurs. 

"Adamas Maître du Jeu", son premier roman, a d'abord été publié sous le titre "Cosplay" en 2014. C'est le premier tome de la sage "Volution", dont le nouvel opus, "L'Or des Malatesta" vient d'être publié.


C'est un roman que, je pense, je vais avoir du mal à résumer et surtout à commenter. Essayons tout de même (et désolée d'avance si c'est bref...ou naze).




Alors d'abord, pour ceux qui le savent pas (comme moi !), le cosplay est un loisir qui consiste à jouer le rôle de personnages en imitant leur costume, leurs cheveux et leur maquillage. En général ce sont des personnages de mangas. bandes dessinée, dessins animés, films, comics, jeux vidéos...un truc de geek un peu, avec des références orientales.


Dans le roman, il va bien sûr être question de ce jeu de rôle.



Nous sommes je ne sais pas trop dans quel pays ni à quelle époque mais en tout cas dans une entreprise, 1T, très connue pour les inventions informatiques mais au bord de la faillite, coiffée au poteau par son principal concurrent. Zoran Adamas, milliardaire énigmatique et mal-aimé, vient de la racheter. Pour la détruire pensent la plupart des gens...


Lui et son équipe de collaborateurs hauts en couleurs invitent les employés de 1T à démissionner pour une coquette somme ou à participer à un jeu, le Cosplay. Dans le Cosplay, univers virtuel qui représente 1T, chaque employé de la compagnie interprète un rôle, qu'il a lui même choisi au préalable (allant de Madonna à Gandhi, en passant par Athos, la Fée Morganne ou encore Robespierre...). Dans cet univers virtuel ils ont réellement l'apparence du personnage choisi. Ainsi l'identité de chacun demeure anonyme. Chacun peut donc avoir la même importance dans le jeu, on ne distingue pas les patrons (pour la plupart d'ailleurs corrompus et donc partis) des petits employés.

Et durant trois jours ils doivent trouver le moyen de sauver leur entreprise. Ou quitter le jeu et démissionner de l'entreprise s'ils le souhaitent.

Bien sûr la véritable nature de chacun va ainsi se révéler. Des "grands" vont se révéler odieux tandis que des "petits" sont se révéler nobles. Le pire comme le meilleur va se produire. Des personnages vont sortir du lot.

Si au début c'est franchement le bordel et que tout le monde se bat, se tue et s'insulte, petit à petit seules les personnes vraiment dignes d'intérêt vont rester et monter un plan d'attaque pour sauver leur entreprise. Tandis que les autres quitteront le jeu les uns après les autres. 

Au bout du compte l'entreprise sera sauvée et complètement réorganisée. Les dirigeants ne seront plus du tout les mêmes (l'ancien cafetier, une stagiaire, une secrétaire...) et devront uniquement leur place, et leur salaire, à leur mérite, leur talent et leur loyauté. Plutôt moral en somme ! 


Voilà, je ne sais pas si c'est très clair, mais on voit bien ce que ce roman peut avoir d'intéressant. C'est très riche au niveau de l'imagination et en même temps assez réaliste sur le monde de l'entreprise notamment. C'est bien pensé, très riche. Il y a de l'intrigue. Et finalement de vraies valeurs qui sont véhiculées.

Il y a aussi des histoires dans l'histoire, plein de personnages intéressants, des références à la science, à l'informatique...et tellement encore, tout en étant quand même assez facile à lire et à comprendre. 


Je pense que je vous donnerai prochainement des nouvelles de la suite de cette saga ! 



lundi 4 avril 2016

"Rosalie Blum", Julien Rappeneau



Encore une petite comédie (dramatique ?) française que j'ai beaucoup aimé ! 

Comédie de  Julien Rappeneau, avec Noémie Lvovsky, Kyan Khojandi, Alice Isaac et...Anémone, notamment. Sans oublier un superbe chat et un toutou qui ressemble vaguement à un lion avec sa crinière !


L'histoire se passe de nos jours, dans une ville française.

Ce film nous offre trois héros. Rosalie bien sûr, Vincent et Aude. 

Au début du film on suit Vincent. La trentaine, un peu dégarni, coiffeur (il a hérité du salon, très vieillot, de son père), célibataire, propriétaire du magnifique chat dont il est questions plus haut. Il vit dans le même immeuble que sa mère, l'appartement juste en dessous, et lui est très dévoué (Anémone campe ici une parfaite vieille bique à qui on a envie de faire un croche-pied dans les escaliers !). Une vie assez routinière...tristoune même. 


Et puis un jour Vincent croise Rosalie dans sa supérette. Elle a la cinquantaine, est célibataire aussi et semble très seule. Elle fait ses courses seule, va au cinéma seule, à la chorale, dans un bar...toujours seule. (Même pas un chat pour lui tenir compagnie !). On apprend qu'elle a un fils de 33 ans, Thomas, qu'elle n'a pas vu depuis des années et à qui elle pense beaucoup mais sans oser revenir vers lui.

Vincent croit avoir déjà vu Rosalie, sans savoir où. Elle ne se souvient absolument pas de lui. Il la revoit par hasard au marché et se met à la suivre partout, fouillant même ses poubelles. On ne sait pas trop pourquoi. Lui non plus d'ailleurs. 



C'est là, enfin, qu'intervient Aude. Jeune fille paumée de 25 ans qui vit en colocation avec un gentil fou, ne fait rien de ses journées (elle a abandonnée ses études et ne bosse que très très très rarement) et ne veut plus voir ses parents. Aude est la nièce de Rosalie. Elle ne s'étaient pas vues depuis longtemps mais Rosalie reprend contact avec elle et lui demande...d'espionner Vincent ! 

Car oui, Rosalie a très vite repéré Vincent (ce qui, soit dit en passant, l'amuse plus que ça ne l'effraie). Et voici notre espionneur espionné à son tour ! Par Aude et ses deux copines. Et lui ne se doutera de rien. 


Et puis Rosalie va finir par se révéler à Vincent, qui va prendre peur, s'enfuir. Mais finalement ils vont réussir à se croiser pour de vrai, nos trois personnages, Vincent, Rosalie et Aude. Il y a même un couple qui va se former (mais pas du tout celui que je croyais...surprise !).


Dans ce film j'ai aimé d'abord cette idée d'espion qui se fait espionner, pris à son propre piège.

J'ai bien aimé la "mise en scène" aussi. Au début on voit l'histoire à travers Vincent. Puis on revit les mêmes scènes à travers Aude. Et enfin on revient vers Rosalie, avant que les trois personnages ne soient réunis.

Et puis les personnages sont attachants, tous avec leurs blessures. Ils finissent tous par se lier et par s'apporter mutuellement réconfort et courage (courage de reprendre ses études en art pour Aude, de reprendre contact avec son fils pour Rosalie et enfin d'envoyer promener sa mère pour Vincent). 

Les personnages secondaires sont à quant à eux plutôt barrés et assez marrants (sauf l'affreuse Simone, la mère de Vincent). 



Ça finit bien, du moins sur du positif et de l'espoir. Les héros sont apaisés...et les spectateurs contents (en tout cas moi !). :-)


mercredi 30 mars 2016

"Médecin de campagne", Thomas Lilti







Comédie dramatique française avec François Cluzet et Marianne Dennicourt dans les deux rôles principaux. 


Je ne connais pas le réalisateur en revanche François Cluzet si bien sûr (je l'aime bien) et j'avais déjà vu le visage de Marianne Dennicourt.






L'histoire se passe de nos jours, en France, à la campagne plus précisément (pas loin de la Normandie !). C'est celle de Jean-Pierre, médecin de campagne d'une cinquantaine d'années qui apprend qu'il a une tumeur. Il doit par conséquent suivre une chimiothérapie et, selon les conseils de son ami médecin, se reposer. Mais pas facile quand on est le seul médecin à des kilomètres à la ronde ! C'est pourquoi l'ami de Jean-Pierre lui envoie, pour l'aider voire le remplacer, Nathalie, une quarantaine d'années mais tout jeune médecin, ayant fait sa médecine sur le tard (après avoir été infirmière). Celle-ci n'a aucune expérience en tant que médecin de campagne. Jean-Pierre, qui n'a pas vraiment envie de céder sa place, va donc se charger, avec plus ou moins de bonne grâce, de lui "apprendre" le métier. 

On retiendra de ce film bien sûr la relation entre Jean-Pierre et Nathalie, que beaucoup de choses différencient (l'âge et surtout l'expérience) mais que beaucoup de choses rapprochent aussi, finalement (la bonté, l'amour et le respect des gens). Au début Jean-Pierre la rejette un peu, lui fait des mauvaises blagues, mais il finit par l'accepter et l'apprécier.


On retiendra aussi bien sûr ce portrait, je pense plutôt réaliste, d'un médecin de campagne. Médecin qui n'a pas d'horaires, consulte en  cabinet mais aussi à domicile, fait des kilomètres, patauge dans la gadoue et en voit des vertes et des pas mûres. Et qui surtout, surtout, se doit d'aimer profondément les gens et de les écouter ! On sait comme aujourd'hui le métier de médecin de campagne n'intéresse plus les jeunes (beaucoup de travail, des conditions pas toujours "glam" et ce n'est pas forcément ce qu'il y a de plus lucratif...pas en phase avec notre société en somme !)..

On retiendra encore ces portraits de gens, de vrais gens. Des un peu bêtes, des un peu méchants, des un peu différents, des un peu faibles...et des âgés, voire très âgés. Les gens quoi !


On retiendra enfin ces difficiles sujets que sont la maladie (Jean-Pierre et sa tumeur, la chimio., les rayons...), la vieillesse et la maladie et la vieillesse à l'hôpital, si inhumain (j'avoue que j'ai versé mes larmes devant ce papy de 93 ans en train de mourir tout seul dans une chambre d'hôpital froide...et qui finalement meurt chez lui, avec son chien, grâce à Jean-Pierre).

Un film avant tout émouvant. Un film qui parle de la vraie vie, avec des vrais gens. Un film qui met en scène ces héros ordinaires, ces héros du quotidien, que sont les médecins de campagne. 

Un joli petit film. Avec de jolis comédiens. 












mardi 22 mars 2016

"Ave, Cesar !", Joel et Ethan Coen



Les frères COEN, tout le monde connaît. Ils travaillent souvent ensemble et souvent avec les mêmes acteurs. Ils sont surtout connus pour faire des comédies.



"Ave, César !" en est une de comédie, avec l'un des acteurs fétiches de COEN, George CLOONEY,


mais aussi, notamment, Josh BROLIN,




Alden EHRENREICH,


Scarlett JOHANSSON,

Tilda SWINTON...



 L'histoire se passe dans les années 50, à Hollywood.

Plus précisément sur les plateaux d'un studio de cinéma, Capitol Pictures. On y suit pendant une journée Eddi Mannix qui est payé pour règler tous les problèmes liés aux différents films en cours de réalisation. Il est sur tous les fronts, n'arrête pas, ne compte pas ses heures ! Et entre les stars alcooliques, les capricieuses, les incompétentes et les autres le stress ne manque pas !!



Et surtout, Baird WHITLOK, la star d'une super-production en plein tournage, "Ave, Cesar !", qui raconte la vie de Jésus, est enlevée par des communistes qui réclament une rançon.

Voilà pour le résumé de cette histoire, plutôt simple. L'intérêt du film réside bien sûr dans le fait qu'on voit les coulisses du cinéma américain des années 50. On y croise des vedettes, des figurants, des réalisateurs, on voit de beaux décors, de beaux costumes et des scènes de films parfois surprenantes (ballet aquatique, marin qui chantent et dansent...).



C'est une comédie, certaines scènes sont par conséquent drôles ou en tout cas prêtent à sourire. Le film se moque gentiment du cinéma et de ses stars. Georges CLOONEY y interprète une superstar gentiment bêbête. Et les autres personnages ont tous leur grain.

Voilà, je ne sais pas trop quoi dire de plus de ce film, si ce n'est qu'il est plutôt distrayant et agréable à regarder.


dimanche 20 mars 2016

"L'écrivain national", Serge Joncour



Serge Joncour est un écrivain français né en 1961. Il a écrit plusieurs livres, dont "U.V.", "L'idole" et "L'amour sans le faire". Et "L'écrivain national"

Je n'ai pas lu d'autres romans de cet écrivain pour le moment, je peux donc difficilement émettre un jugement sur lui. Son écriture est en tout cas tout à fait abordable, il n'est pas difficile à lire.




L'histoire c'est celle de Serge, écrivain qui est invité par deux libraires en résidence dans une petite ville du centre de la France pour y rencontrer ses lecteurs. Il y est plutôt très bien accueilli par ses hôtes et surnommé, par le Maire de la ville puis par tout le monde, "l'écrivain national".

Dans ce coin d'apparence tranquille, Serge découvre via la presse locale qu'un vieil homme appelé Commodore, apparemment richissime et qui vivait dans la forêt,  a disparu. Ce sont deux jeunes marginaux, Aurélik et Dora, qui habitent la maison à côté et n'ont pas bonne réputation auprès de la population, qui sont soupçonnés. Aurélik est d'ailleurs en prison. 

Et c'est de là, de ce fait divers et de la photo vue dans le journal, que tout part. Serge se passionne pour ce fait divers, veut plus ou moins enquêter, comprendre (il finira d'ailleurs par connaître le fin mot de l'histoire). Ainsi il se rend plusieurs fois dans la forêt, rôde auprès des maisons, s'attirant au passage mauvaise réputation et divers ennuis (il se perd, arrive en retard et tout crotté à ses rendez-vous, se fait interroger par les gendarmes...).

Mais surtout ce qui interpelle Serge c'est la photo de Dora qu'il a vu dans le journal. Cette fille, rien qu'à partir d'une photo, l’hypnotise immédiatement. Et dès lors il ne cesse de penser à elle et n'a de cesse de l'approcher, de la connaître, de la comprendre et de savoir si oui ou non elle est impliquée dans la disparition du Commodore.

Et il y parvient plus ou moins. Il parvient à l'approcher, va même coucher avec elle, mais sans jamais vraiment la comprendre. Elle restera toujours mystérieuse pour lui. Au moins comprendra t'il cependant qu'elle n'est pour rien dans la disparition du vieux. Ce qui ne veut pas dire que ce soit une sainte...


Alors pour ce qui est de mon opinion sur ce livre c'est plutôt mitigé. 

Il est tout à fait lisible, sinon je ne l'aurais pas terminé. L'écriture est plutôt agréable, simple, fluide, ça se lit très bien. Il n'y a pas de ces choses qui peuvent m'agacer, comme des longueurs, des phrases sans fin ou des descriptions très très détaillées. Même les chapitres ne sont pas trop longs.

Les personnages (l'écrivain, les habitants du bled...) et les situations (la vie à la campagne, la relation écrivain/public...) ne sont probablement pas dénués d'intérêt. Il y a bien une histoire et même une intrigue tout au fil du livre...

Mais je n'ai accroché ni avec l'histoire ni avec les personnages, le héros surtout, le fameux écrivain national. Je n'ai trouvé ce Serge ni particulièrement intéressant ni particulièrement sympathique. Pas méchant non plus. Pas vraiment quoi que ce soit en fait. Comme si, pour moi en tout cas, il n'avait pas vraiment de personnalité. On ne sait pas si on doit l'aimer ou pas. 

Par ailleurs toute l'histoire tourne en fait autour de l’obsession de Serge pour Dora, obsession qui naît dès lors qu'il voit sa photo dans le journal. Déjà j'ai trouvé ça irréaliste d'être envoûté comme ça pour quelqu'un à partir d'une photo. Je n'ai pas compris. Et du coup l'histoire ne pas vraiment captivée car au final tout ce qui intéresse Serge c'est de comprendre Dora, pas de faire éclater la vérité sur la disparition de Commodore ou quoi que ce soit d'un peu noble, d'un peu palpitant. Et comme je ne trouve pas Dora particulièrement intéressante non plus... Au final Serge découvre la vérité sur la disparition de Commodore, mais par hasard, sans vraiment qu'il y ait d'enquête, qu'il y ait quelque chose de palpitant et qui nous rendrait le héros intéressant. Sans que ce soit vraiment son but. Et au final sa véritable quête, Dora donc, n'est pas vraiment captivante non plus. On ne sait même pas si elle aboutit vraiment. On ne comprend pas vraiment cette fille ni pourquoi elle intéresse tant l'écrivain. 

Le tout m'a donc un peu laissée perplexe. Pas de plaisir particulier à lire cette histoire. Bof quoi. 


PS : Il n'est pas impossible néanmoins que je tente un autre livre de Serge Joncour, on ne sait jamais. 


lundi 14 mars 2016

DieuMerci ! (On a tous un rêve de gosse), Lucien JEAN-BAPTISTE

"DieuMerci", comédie dramatique française de et avec Lucien JEAN-BAPTISTE, ainsi que Baptiste Lecaplain, Delphine Théodore, Firmine Richard et Olivier Sitruck, notamment.



DieuMerci c'est en fait le nom du héros du film. Un nom antillais. DieuMerci donc a 44 ans et sort de prison, endetté (c'est pour ça qu'il est allé en prison, il avait sa boîte et ça s'est mal passé). Il est en plus en train de divorcer. Bref ce n'est pas la joie. Heureusement que maman est là pour le dorloter !

DieuMerci se met donc en quête de missions d'intérim histoire de se payer une chambre à lui et de rembourser ses dettes au fisc. Mais il quitte aussi la prison avec l'envie de réaliser son rêve de gosse, devenir comédien. Et se met en tête pour ça de passer un concours. Mais ce concours n'est accessible qu'à condition de s'inscrire au moins un trimestre dans l'école qui organise ledit concours et le trimestre coûte plus de 1.000 euros, une fortune pour DieuMerci.

DieuMerci, néanmoins, tente sa chance, même si la vie est galère (boulots pénibles sur des chantiers, chambre insalubre dans un hôtel miteux...). Et comme si ça ne suffisait pas le voilà obligé de travailler avec Clément, gamin de 22 ans plutôt...casse-pieds disons ! Gentil mais collant, très bavard et adepte des catastrophes en tous genres. Et surtout Monsieur n'a plus nulle part où aller car son père ne lui donne plus d'argent (parce qu'il a abandonné la fac de droit pour faire du théâtre) et que tous ses potes le jettent. Du coup il squatte dans la pauvre chambre de DieuMerci et lui complique encore plus l'existence.

Le duo offre quelques scènes rigolotes, notamment quand Clément veut s'improviser conducteur de tractopelle !  

Mais finalement, bien sûr, les deux hommes finissent par s'attacher l'un à l'autre et surtout à travailler leur scène. Et malgré bien des difficultés ils parviennent à passer le concours, brillamment. 

Voilà. Plus que pour l'originalité du scénario, le jeu des acteurs ou l'humour, j'ai aimé le sujet du film, la réflexion qu'il entraîne. Faut-il, malgré les difficultés, aller jusqu'au bout de ses rêves, comme DieuMerci, ou se contenter de ce qu'on a et accepter une vie plus ou moins confortable mais dénuée de passion ? Faut-il vivre pleinement, tout sacrifier à sa passion, quitte à prendre des risques (ou à mourir, comme Roméo et Juliette, qu'interprètent DieuMerci et Clément pour le concours), ou opter pour la sécurité ?

D'abord on voit des gens qui galèrent, vivent dans des conditions précaires. La France d'en bas comme on dit. Moi ça m'a fait penser à quel point j'avais de la chance d'avoir ce que j'ai, un boulot, un toit, à manger...même si je n'aime pas trop mon boulot, que mon appartement n'est pas super beau et super grand, que je ne mange pas tous les jours du caviar et que je ne me casse pas en vacances tous les mois ! Ca fait du bien de temps et temps de se rappeler que, même si la vie n'est pas parfaite, il y a toujours des gens plus malheureux. Qu'on est pas si à plaindre. Que ça pourrait être pire. Bien pire.

Mais en voyant DieuMerci se battre pour son rêve, et réussir, je me dis que mettre un peu son confort de côté pour prendre le risque de vivre avec passion c'est aussi important.

Alors, que faut-il choisir ? Tenter de réaliser ses rêves, quitte à tout perdre ? Ou se contenter d'une vie "secure" mais sans saveur ? 

Tout ça me renvoie à moi en ce moment, qui veut, enfin, quitter mon emploi déplaisant pour faire quelque chose qui me plait vraiment. Mais qui ait peur car cela implique de prendre des risques, prendre le risque de tout recommencer et de se lancer dans la  vie d'indépendant dont les revenus ne sont pas assurés tous les mois...

Bref, la vie n'étant pas un film, je n'ai pas la réponse à la question...mais pense avoir quand même déjà choisi celle qui me convenait le mieux ;-)



dimanche 13 mars 2016

The Smoky Cabaret n°4



Hier soir je suis allée voir un spectacle, un cabaret plus précisément. C'est à un dire un spectacle avec plein de numéros différents, comme de la danse, du théâtre, du jonglage, de l'effeuillage...bref le rêve (enfin je trouve) ! 

Et franchement ça fait plaisir. D'abord parce que ça fait toujours plaisir  d'aller voir un spectacle, un vrai, avec des artistes sur scène, en direct devant vous. Et ensuite un spectacle avec plein de numéros différents c'est encore mieux. Et ça fait d'autant plus plaisir qu'à Caen des spectacles de cabaret bah on en a pas en dehors de The Smoky Cabaret maintenant. 

Je remercie donc vivement la compagnie The Smoky Eyes (compagnie de danse orientale, tribal et fusions de Caen) pour cette initiative qui fait bien plaisir. Plaisir de voir un beau spectacle, plaisir de découvrir plein d'artistes sur scène, dans des catégories qu'on ne connaît pas forcément (j'ai découvert l'effeuillage burlesque par exemple), plaisir de se défouler en applaudissements et cris divers avec plein d'autres gens. Merci pour cette idée et merci pour le travail que ça doit représenter !!




C'était donc la quatrième édition de ce cabaret que je suis depuis ses débuts (because je suis des cours de tribal avec l'une des danseuses de la compagnie, Justine). J'y assiste d'ailleurs toujours avec mon amie Angélique, une occasion de se voir dans des circonstances différentes et bien sympas ;-).

Et grande classe hier soir, le spectacle se jouait à guichet fermé, toutes les places ayant été vendues en amont via Internet. Un succès qui fait plaisir !


Une fois de plus la soirée fut donc agréable et surtout diversifiée !

Nous avons ainsi pu voir, dans le désordre :

 - Un numéro de clown acrobatique, très drôle (Charlie est là Cie),

 - Deux chorégraphies de tribal (Deviant Sisters en tribal fusion  et Cie Octopus V3 en ATS), sans compter la dernière création de The Smoky Eyes, comme toujours très réussie,

 -  Trois numéros d'effeuillage (un de Sirode et deux de la superbe Salvia Badtripes, avec qui j'ai eu la chance de faire un stage d'effeuillage burlesque l'année dernière),



  - Un numéro de mentalisme assez bluffant et interactif (Emerich, magicien),

 - Un numéro de jonglage à la fois impressionnant (jonglage avec les mains, poignets, coudes, pieds...!) et poétique, jouant avec la musique (Léo Rousselet),

 - Une chorégraphie de breakdance, dynamique, drôle et spectaculaire (les SNT, tous trop doués et de Caen !),



 - Un numéro de théâtre burlesque (par Benjamin, secoué du carafon ! :-D),

 - Et enfin de l'improvisation théâtrale, à mourir de rire, par Ludo et Aurélie, de l'association Macédoine, qui assuraient aussi l'animation de la soirée. 


Tous les numéros étaient de qualité, la présentation soignée. En plus on pouvait manger sur place, des tartes, cakes et crèpes maison (1 euro pièce seulement) et c'était trop bon. Soirée au top !!



PS : le seul bémol c'est le public de Caen, un peu froid, ou disons qui a du mal à mettre l'ambiance (surtout pour les numéro d'effeuillage). Mais ça ce n'est pas nouveau ! 




lundi 7 mars 2016

"Des nouvelles de la planète Mars", Dominik Moll


Une comédie franco-belge, avec un acteur que, mine de rien, j'aime bien, un Belge, j'ai nommé François Damiens. Accompagné entre autres de Vincent Macaigne et Veerle Baetens...

Il n'est pas du tout question de la planète Mars dans le film (ou alors de très très très loin car il arrive au personnage principal de se rêver astronaute...), mais de la famille Mars, et notamment du héros du film, interprété par François Damiens donc, Philippe Mars. 

Autour de Philippe Mars gravitent (et ouais, vocabulaire en rapport avec l'astronomie !) d'autres personnages, notamment ses enfants de 13 et 17 ans, sa soeur, son collègue de bureau, son patron, ses voisins...une belle tribu d'emmerdeurs ! 



Philippe Mars, 49 ans, ingénieur en informatique vivant à Paris, divorcé et père de deux adolescents est un type  gentil. Mais alors vraiment gentil. Patient, diplomate, travailleur, honnête. Sérieux. Certains diront chiant...En tout cas avec une vie tranquille. Jusqu'à ce que tout le monde vienne l'emmerder.

Car autour de Philippe tout le monde est chiant. Sincèrement, tout le monde le fait chier. Et lui il reste calme, il ne s'énerve jamais ! 

D'abord il y a son ex-femme, reporter à la télé, qui lui refourgue, à 5 heures du mat siouplé, les gosses qu'elle devrait  garder parce qu'elle s'en va pour un reportage spécial à Bruxelles. 

Puis sa fille, 17 ans, obsédée par le travail, hyper intello. Et qui a le culot de traiter son père de looser. 

Ensuite son fils, 13 ans, qui se découvre défenseur des animaux, devient végétarien et sauve des grenouilles de la dissection. Accessoirement aussi un cancre fini qui se fait déjà faire des gâteries pas une camarade de classe...

Sa soeur aussi, une artiste peintre aux oeuvres un peu dérangeantes et obscènes. Qui prend un chien (un tout petit truc, un chihuahua) pour demander aussitôt à son frangin de le lui garder une semaine. Et comme celui-ci refuse (il a un chat !) elle se casse de chez lui en laissant le chien en plan dans l'appart. Sympa la frangine, pas du tout égoïste ! 


Les parents aussi, qui sont décédés mais apparaissent de temps en temps en vision à Philippe pour prendre de ses nouvelles et lui prodiguer divers conseils...


Et il n'y a pas que la famille, au boulot aussi c'est gratiné !

Un patron un peu hypocrite d'abord, toujours un paquet de bonbons gélifiés à la main.


Et un collègue frapadingue, dépressif, Jérôme. Alors lui c'est le pompon ! D'abord il pète un plomb au travail et coupe "involontairement" une oreille à Philippe. Je dis involontairement car à la base il voulait couper en deux son patron mais s'est loupé...Ensuite il s'échappe de l'hôpital psy et vient squatter chez Philippe (!), ne semblant plus vouloir repartir. Et comme si ça ne suffisait pas, il invite une fille rencontrée à l'hôpital, associable et grande protectrice des animaux. A eux deux ils montent le projet de faire sauter une nouvelle usine d'élevage intensif de poules pondeuses. 

Autant dire que la vie de Philippe devient vite cauchemardesque. Il finit même par s'énerver et tout péter chez lui. Mais il met du temps avant de s'énerver et finalement ça ne dure pas. Un saint on vous dit !  

Je vous laisse imaginer ou découvrir par vous-même ce qu'il peut bien advenir dans ce micmac. :-)

Bref un film plutôt sympathique à regarder, avec des scènes franchement rigolote et des personnages timbrés mais attachants.

J'ai par ailleurs apprécié les deux personnages qui défendent la cause des animaux, à savoir le fils de Philippe et l'amie de Jérôme. L'amie de Jérôme notamment, en associable fervente défendrice des animaux, qui ne veut plus toucher d'hommes tant que ceux-ci feront du mal aux animaux et qui mort les femmes qui portent de la fourrure, me fait un peu penser à vmoi...En plus radicale quand même !



Bon je désapprouve la scène où Philippe jette le chihuahua de sa soeur dans la Seine par contre...mais je conseille quand même le film






jeudi 3 mars 2016

"Complètement cramé !", Gilles Legardinier

Gilles Legardinier est un écrivain et scénariste français né en 1965 à Paris. Ce monsieur a déjà écrit plusieurs romans qui marchent bien, notamment "Demain j'arrête !", qui est une comédie. Mais il fait aussi dans d'autres genres, comme le thriller .

"Complètement cramé ! " est une comédie. Il a été publié en 2012. 


Le héros de ce roman est un Anglais, Andrew Blake, la soixantaine, dirigeant d'une entreprise, veuf...et gros farceur. Mais l'histoire se passe en France. 

En effet tout commence par un coup de tête de Blake qui, quelque peu lassé de sa vie, décide de se faire embaucher comme majordome en France, dans le domaine de Madame De Beauvillier. C'est son meilleur ami, Richard, qui lui trouve la place. Et pendant ce temps là Blake confie son entreprise à sa secrétaire. Oui, le monsieur est un peu original.

Dans ce domaine donc, où personne ne sait qui il est vraiment, outre sa patronne, Madame De Beauvillier, il y a Odile, la cuisinière, Manon qui fait du ménage et Philippe qui s'occupe des extérieurs (le régisseur). Sans oublier le chien de Philippe, Youpla, et le chat d'Odile, Méphisto.

Tout ce petite monde ne s'entend pas plus que cela à vrai dire, chacun ayant un caractère différent. Chacun vit sa vie de son côté en fait. Odile et Philippe surtout s'évitent soigneusement.

Madame De Beauvillier, veuve aussi, passe tout son temps enfermée dans sa chambre. Elle est quelque peu mystérieuse. A des soucis d'argent et vit encore dans le passé..

Odile a un sacré caractère, elle n'est pas facile. Mais gaga de son chat. Et très douée en cuisine.

La jeune et douce Manon, qui passe pour la énième fois son coucours pour être instit, vient de se faire plaquer par son fiancé qui a été effrayé en apprenant qu'elle était enceinte. 

Philippe enfin. Je ne sais pas comment le décrire...gentil et un peu fou peut-être.

Donc les débuts ne sont pas faciles pour Andrew qui n'est pas forcément bien accueilli par tout le monde. Et puis chacun vit de son côté, ce n'est pas très joyeux. Mais il va finir par se rapprocher de tout le monde, en parlant, en conseillant, en rigolant...et va même arriver à rapprocher tout le monde, y compris Odile et Philippe. Il va par ailleurs sortir sa patronne de ses soucis d'argent, contre sa volonté et par des moyens par forcément très catholiques. Il va rabibocher Manon et son chéri qui avait peut de devenir papa. Aider un jeune garçon un peu perdu à retrouver le chemin de l'apprentissage...entre autres choses. Et va quant à lui reprendre contact avec sa fille qu'il avait laissée tomber depuis la mort de sa femme. Comme on s'en doute donc tout finit pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Il y a dans ce livre, je dois le reconnaître, des scènes assez drôles, dues en partie à l'humour (anglais ?) de Blake et à Philippe, un peu "cramé" aussi avec qui il devient rapidement ami. Il y a même des moments où c'est du grand n'importe quoi ce qu'ils nous font ces deux là. Les scènes où Odile rembarre Andrew prêtent aussi à sourire. 

Il y a des scènes mignonnes, avec le chat Méphisto, qui s'avère finalement être une femelle et met au monde d'adorables (on s'en doute) chatons qui font (on s'en doute aussi) tout plein de mignonnes petites bêtises.

Il y a des choses un peu plus graves aussi qui apparaissent, comme les problèmes d'argent ou le manque de l'époux ou l'épouse qui est mort(e) précocement.

Et beaucoup, beaucoup de bons sentiments. Trop peut-être. Andrew Blake est gentil avec tout le monde, aide les uns et les autres à se rapprocher et à la fin tout le monde s'aime et est heureux...c'est peut-être un peu trop gnangnan à mon goût. A la fois trop évident et complètement irréel. Vous savez, un peu comme ces téléfilms qui passent sur M6 au moment des fêtes de Noël...

En bref un petit roman sympa qui se lit bien, avec facilité et plaisir. Mais rien de transcendant non plus à mes yeux. Ça se laisse lire quoi, comme on dit.


PS : c'est quand même la couverture qui m'a tapée dans l’œil ! 


mercredi 2 mars 2016

"Saint Amour", Benoît Delépine et Gustave Kervern

"Saint Amour", nom d'un vin. Un nom bien trouvé pour un film qui parle et de vin et d'amour.

S'il faut classer ce film dans un genre, nous dirons que c'est un comédie dramatique (française). Parce que c'est à la fois drôle et émouvant (mais pas triste). Et loufoque aussi. On peut peut-être aussi parler de road movie car pendant le film les trois personnages principaux font la route des vins, traversant la France.

Le film commence lors du salon de l'agriculture, à Paris, où Jean et Bruno concourent. Et se termine au même endroit. Mais entre les deux le père, le fils et le chauffeur de taxi traversent la France pour faire la route des vins. Et ils font des rencontres. Et se parlent. Et des choses changent...




Les acteurs principaux ne sont pas n'importe qui s'il-vous-plaît : Gérard Depardieu, Benoît Poelvoorde et Vincent Lacoste. 



Quant aux personnages : 

Jean (Gérard Depardieu...tout gris et énorme !). Le père. Agriculteur (dans les vaches laitières) normalement à la retraite mais qui travaille encore. Veuf. Mais il laisse régulièrement des messages sur la boîte vocale de sa défunte épouse. Et sinon il voudrait bien que son fils reprenne la ferme. Il va passer le film à essayer de le lui faire comprendre.

Bruno (Benoît Poelvoorde...un peu bedonnant aussi). Le fils. Il travailler avec son père à la ferme mais n'a pas envie de continuer. Son boulot et son père l'emmerdent à priori. Il est alcoolique et un peu dépressif. Pas du tout du tout doué avec les femmes, qui l'obsèdent bien sûr. Mémorable quand il raconte les 10 étapes d'une biture (il en a deux par semaine).

Mike (Vincent Lacoste...plus mignon que dans "Les beaux gosses"). 24 ans et chauffeur de taxi, il se trouve malgré lui à accompagner le père et le fils dans leur route du vin. Un mythomane qui se dit marié et père de famille et veut se faire passer pour un tombeur alors qu'il est encore puceau (rapport à un problème avec sa zigounette, le pauvre). 

Alors que le père et le fils sont au salon de l'agriculture donc et que Bruno, comme tous les ans, fait la route des vins sans quitter la foire (c'est-à-dire qu'il fait le tour de tous les représentants en vin et se met la tête à l'envers...ce qui le rend triste), son père décide de l'emmener faire la route de vins pour de vrai. Parce que son fils lui fait de la peine mais surtout parce qu'il veut le convaincre de reprendre la ferme familiale. Ils décident de faire la route en taxi et tombent sur le jeune Mike.

Au cours de ce périple le père et le fils vont se parler et se rapprocher. Le trio va aussi faire beaucoup de rencontre, des femmes surtout. Toutes bizarres pour ainsi dire ! Ils vont même faire l'amour (enfin !) et trouver l'amour...



Des scènes drôles (version décalées) et des scènes émouvantes (quand le père dit "je t'aime" pour la première fois de sa vie, à son fils). Des personnes vraies, avec leurs défauts, leurs faiblesses, leurs mensonges...

Un joli film donc. Seule la fin m'a surprise, voire déçue. Mais je ne vous raconte pas bien sûr ! 

PS : j'adore l'affiche du film ! 


lundi 22 février 2016

"Les saisons", Jacques Perrin et Jacques Cluzaud

C'est la première fois que je parle ici d'un documentaire et pour cause puisque je ne vais jamais en voir (et d'ailleurs il n'en passe pas temps que ça au cinéma). 


Pour être honnête je n'avais pas vraiment envie d'aller voir ce film. Non pas que je doute de son intérêt et de sa beauté (c'est beau et intéressant) mais parce que je craignais, étant donné qu'il y est question de nature et d'animaux, de pleurer. Car je suis hypersensible quand il s'agit d'animaux. Je ne peux pas voir souffrir un animal sans pleurer. Et je n'aime pas pleurer devant un film. Enfin disons que je ne vais pas au cinéma pour pleurer. 

Et malheureusement mes craintes étaient justifiées, j'ai pleuré comme une madeleine pendant la moitié ou le tiers du film. Ouais, j'ai chialé comme une madeleine devant un documentaire appelé "Les saisons" ! Et je suis sûrement la seule !!

Pourtant pas de véritables scènes difficiles, où on verrai des humains massacrer des animaux par exemple. Mais ça m'a quand même bouleversée. Je m'explique... 


"Les saisons" c'est un voyage à travers les temps (ça commence  il y a plusieurs dizaines de milliers d'années, à l'ère glacière, quand les hommes sont déjà là, mais bien moins présents que maintenant, jusqu'à aujourd'hui) dans les territoires européens, qui, une fois la période glacière passée, se trouvent recouverts de forêts. 

On y voit les saisons défiler et surtout la vie grouiller. Tout un tas d'animaux vivre, naître, se nourrir, s'amuser, se battre, se nourrir, chasser...Des plus petits insectes aux plus gros mammifères, en passant par les prédateurs et leurs proies, les cervidés, les cochons, les écureuils mignons, sans oublier bien sûr les oiseaux. Il y a beaucoup de scènes adorables, notamment quand on voit les bébés de toutes les espèces, mais aussi des scènes plus dures, quand les mâles se battent par exemple ou qu'une meute de loups s'attaquent à une biche.



Mais bon jusque là tout va bien, c'est beau, c'est la nature, la vie...Et puis, petit à petit, au fur et à mesure que l'homme se multiplie, agrandit son espace de vie et se modernise, tout change, tout dérape. La forêt disparait petit à petit et les animaux ont de moins en moins d'espace pour vivre. L'homme tue les arbres. L'homme asservit les animaux ou, quand il ne ne le peut pas, les élimine (comme si leur piquer leur territoire ne suffisait pas !).



C'est de là que j'ai commencé à pleurer fort. Ne supportant de voir les arbres abattus et surtout les chevaux muselés, les loups traqués, tous les animaux perdus...Ne supportant pas tout ce gâchis.

Car pour moi, oui, l'homme est bel et bien responsable d'un immense gâchis. Quelle était belle la nature sauvage, avec toutes ses espèces végétales et animales ! Que le monde dans lequel nous vivons est laid désormais ! Plus d'arbres, de verdures, mais du béton. 

Et, bien que le documentaire finisse en disant qu'il est encore possible de rétablir une relation plus équitable envers les animaux, moi je crois que cela n'arrivera pas. Je crois que les hommes continueront à se multiplier, à agrandir leur territoire (au détriment de la nature et des animaux), à gaspiller les ressources et à polluer la planète jusqu'à ce qu'il n'y ait plus rien à sauver. Jusqu'à ce qu'on ait plus que des regrets. Que le monde finira par ressembler à un immense bloc de béton gris, sans végétation et sans animaux, avec juste des humains très nombreux et pas très heureux...



Mais je m'égard dans un pessimiste que personne n'apprécie. Néanmoins, je l'ai dit, tout ce qui concerne la nature et les animaux me touche plus que de raison. Je suis par ailleurs de nature pessimiste et n'aime pas trop le genre humain...Ah et j'ai eu une journée de merde, ça joue peut-être aussi ! 

PS : j'ai bien conscience que cet article n'est pas qu'une simple "critique" de film mais aussi une sorte de coup de gueule contre la connerie des hommes. Tant pis, j'assume ! 

dimanche 21 février 2016

"Sous les vents de Neptune", Fred VARGAS



Encore un polar oui et encore un de Fred VARGAS, le troisième que je lis. Mais ils sont bien ses bouquins, alors pourquoi s'en priver ?

Plus précisément elle est l'auteur d'une dizaine de "rompols", genre littéraire à part entière où la narration est empreinte d'humour et de poésie.

Et c'est vrai que dans "Sous les vents de Neptune", publié en 2004, comme dans ses autres romans, et notamment dans ceux où on retrouve le Commissaire Jean-Baptise Adamsberg comme personnage principal, il y a une sorte de poésie dans la narration. C'est-à-dire que l'auteur ne se contente pas de raconter une enquête, avec moult suspens et fin imprévisible (ce qui n'est déjà pas mal en soi). Non, elle y inclut aussi une vraie psychologie des personnages. En l’occurrence le Commissaire Adamsberg est  un personnage très attachant, dont l'auteur nous fait accéder à toutes les pensées, souvent saugrenues, surprenantes, et parfois drôles. Une très bonne intrigue policière donc, mais aussi de l'humanité et de la poésie. Comme la cerise sur le gâteau.

Et je trouve que c'est particulièrement vrai dans "Sous les vents de Neptune", où on n'apprend beaucoup de choses sur Adamsberg, sa psychologie, sa vie, son passé..., mais aussi d'autres personnages, des collègues surtout, comme Danglard ou Retancourt, pour ne citer qu'eux. Et ce qui rend ce roman-ci particulièrement intéressant je trouve c'est que cette fois Adamsberg n'est pas seulement enquêteur mais aussi suspect. En cavale. Et qu'il doute lui-même de son innocence. Je m'explique.

Au début du roman Adamsberg, en lisant un article dans la presse, croit retrouver la trace d'un meurtrier en série qu'il cherche à coincer, en vain, depuis des années. Celui-ci tue des personnes à l'aide d'un trident. Il en était à une dizaine de meurtres et vient d'en commettre un nouveau. Et si cette affaire tient tant à coeur à Adamsberg c'est parce qu'il pense que c'est ce meurtrier, un ancien juge, Fulgence, dit "le Trident"qui a commis l'assassinat d'une fille dont c'est le propre frère d'Adamsberg, Raphaël, qu'on avait soupçonné à l'époque. Et qui depuis a disparu de la circulation. Il y a des années de cela, alors qu'Adamsberg n'avait que 18 ans. Et depuis il traque cet homme au gré des cadavres retrouvés avec trois trous en ligne.



Bref ce nouveau meurtre perturbe grandement Adamsberg qui relance du coup son enquête. Enquête qu'il avait interrompue des années auparavant en apprenant le décès de Fulgence... Du coup Adamsberg poursuit un mort, un fantôme. Et évidemment personne ne croit à son histoire. 

Au début l'enquête ne décolle pas. On est beaucoup dans les pensées d'Adamsberg, ses doutes, ses états d'âme, et il ne se passe pas grand chose. Lui et son équipe partent par ailleurs au Québec faire un stage sur les empreintes génétiques, et là encore il ne se passe rien de vraiment intéressant, en tout cas rien en rapport avec l'enquête. Semble-t-il.

J'avoue qu'arrivée à la moitié du livre je me suis dit que, par rapport à d'habitude, il y avait plus d'introspection que d'action.

Et puis, tout d'un coup, ça décolle et là le suspens est plus qu'au rendez-vous, on a du mal à lâcher le livre. 

Une fois rentré à Paris, Adamsberg est invité à revenir au Québec. Un meurtre qui correspondrait à son tueur en série aurait eu lieu. Bizarre mais intéressant. Sauf qu'une fois arrivé sur place, Adamsberg se rend compte qu'il est en fait le principal suspect de ce meurtre. Le meurtre d'une fille avec qui il a couché pendant son stage et qui l'encombrait un peu. Et comme Adamsberg s'est pris une cuite un soir et à un trou de mémoire correspondant à une durée de deux heures, tout l'accuse. Et surtout lui même doute.

Néanmoins, grâce à l'aide de sa collaboratrice, Retancourt, il parvient à s'enfuir et retourner en France, où, en cavale et donc sous une fausse identité, il mène l'enquête. Sur son meurtrier au trident, auquel personne ne croit encore, et sur le meurtre qu'il aurait peut-être commis.

Voilà, et là ça devient intéressant et compliqué, mais, Adamsberg, aidé de plusieurs personnes, flics et civils, parvient à prouver que le juge n'est pas mort et qu'il a bien commis tous les meurtres. Bon par contre celui-ci leur échappe. Et, plus complique encore, Adamsberg est innocenté du meurtre de Noella au Quebec. Bien que lui-même en ait douté jusqu'au bout, et nous avec !

Pour résumer donc, un très bon polar. Une intrigue au petits oignons. Une immersion intéressante dans la vie et les pensées du personnage principal, et récurrent, Adamsberg. Et l'intervention intéressante et même indispensable de divers protagonistes.

Ah et mention spéciale pour la façon de parler des Québécois, trop marrant ! 





"La légende du Roi Arthur", Dove Attia / Les comédies musicales !

Ah, les comédies musicales ! J'adore ça !! 



Oui, je sais, je ne devrais peut-être pas m'en venter. C'est-à-dire que pas mal de personnes détestent ça (comme mon copain par exemple, et tous ses potes), surtout les comédies musicales françaises d'ailleurs. 

MAIS, d'une part, il ne faut pas avoir honte de ce que l'on est et de ce que l'on aime et, d'autre part, je ne suis pas la seule à aimer les comédies musicales (mêmes françaises). Enfin vu le nombre de comédies musicales qui sortent et que les salles sont toujours pleines, malgré le prix des places, je pense que beaucoup de gens aiment bien ça. Donc  bon.



Alors oui, les comédies musicales ont un côté gnangnan. Les chansons ne sont pas forcément des chefs d'oeuvre, les histoires un peu neuneu... C'est vrai que toutes les comédies musicales reprennent les mêmes codes et tournent notamment toujours autour d'une histoire d'amour aussi romantique qu'irréaliste, même si le sujet du spectacle ne semblait pas s'y prêter ("Les dix commandements" par exemple). Et chaque comédie musicale est probablement une grosse machine à fric.

MAIS, d'une part, les histoires d'amour idéales et dégoulinantes, les grands sentiments et tout et tout, ça fait du bien de temps en temps. Non ? Ça change quand même de la réalité, de ce qu'on voit aux infos ou des séries américaines violentes. Un  peu de douceur dans ce monde de brutes quoi ! ET, d'autre part, même si les chansons sont un peu "faciles", quel mal après tout si  on a plaisir à les entendre et les fredonner ? 



ENFIN ET SURTOUT, pour moi une comédie musicale c'est avant tout un spectacle, un beau spectacle à voir. Pour "La légende du Roi Arthur" je n'ai même pas acheté l'album et ne le ferai sûrement pas, peu m'importent les chansons. Mais j'ai quand même voulu aller voir le spectacle, et y ait pris plaisir. Parce que dans une comédie musicale il y a : des chanteurs (voire des musiciens, parfois), des danseurs (et j'avoue, mon fantasme, c'est les danseurs), des comédiens, des supers costumes et de magnifiques décors. Plus une histoire, des sentiments. De l'humour même parfois. Un peu comme de l'opéra (que j'adore aussi), mais en plus accessible, plus populaire. Et puis franchement, tous les gens qui reprennent les chansons en chœur et applaudissent les artistes à la fin c'est beau. 

Donc, oui et re oui, j'aime les comédies musicales. Je l'assume ! Et je dirais même plus, mon rêve ce serait de chanter ou danser dans une comédie musicale. Faire partie d'une troupe. M'éclater sur scène tous les soirs...C'est d'ailleurs plus ça qui me faire rêver, fantasmer même. Ce n'est pas l'histoire qui est racontée qui me chamboule moi, aussi belle soit-elle, c'est le spectacle, comment ça se monte, les artistes, la scène...



Cette "histoire d'amour" a commencé avec "Roméo et Juliette". Whaou, j'étais carrément fan de chez fan ! J'étais plus jeune à l'époque, et mal dans ma peau, ceci explique cela. Puis j'ai vu "Cindy" et "Autant en emporte le vent" qui m'ont moins marquées, ainsi que "Kirikou" (lol). Ensuite j'ai pas mal kiffé aussi "Le Roi Soleil", avec Emmanuel Moire, Erwan Rim et Christophe Maé notamment, et "Mozart l'opéra rock", avec Florent Mothe. 

Enfin "La légende du Roi Arthur" que j'ai vu hier. Là, comme je le disais, je n'ai pas acheté le CD et ne l'achèterai pas je pense. J'avais juste envie de voir un beau spectacle comme je les aime, voilà pourquoi j'ai acheté une place. Et je n'ai pas été déçue. Alors oui, tout est axé sur l'histoire d'amour entre Arthur et  Guenièvre, ce qui est un peu réducteur. Et oui les personnages principaux sont un peu lisses (j'ai nettement plus accroché avec les personnages méchants, la sœur Morgane et Méléagant). Je ne refredonnerai peut-être pas les chansons (quoi que...), mais j'ai passé un bon moment. Il y avait tout ce que j'attendais, des beaux décors, de beaux costumes, de l'ambiance, des artistes qui se donnent à fond, là devant vous. De beaux chanteurs (Florent Mothe, pas mal quand même ;-) ). Et de beaux danseurs, musclés et tout...8-D.



Du coup, contente comme j'étais, en rentrant, j'ai acheté ma place pour aller voir "Les trois mousquetaires", en février 2017!  Oui, c'est dans super longtemps, c'est bizarre d'acheter aussi en avance, mais c'est la seule solution pour avoir une très très bonne place (et y mettre le prix bien sûr, quand même 86 euros en carré or). Car moi, ce que je préfère ce n'est pas avoir une bonne vue d'ensemble du spectacle, c'est voir les visages des artistes de près :-). Et là en plus il y aura Damien Sargue qui jouait Roméo dans la première comédie musicale de mon coeur...j'ai hâte ! J'achèterai peut-être l'album là du coup.