dimanche 31 janvier 2016

"The Boy", William Brent Bell

En ce dimanche soir je suis retournée au cinéma, avec mon chéri pour une fois (oui c'est rare, nous n'avons pas les mêmes goûts). Et je suis allée voir, pour une fois (et c'est pour ça qu'il a accepté de m'accompagner), un "film d'horreur".

"The Boy", de William Brent Bell, avec Lauren Cohan, Rupert Evans et Ben Robsen notamment. Film américain d'1h30 environ. 


En ce qui concerne le genre de ce film, ce n'est pas vraiment un film d'horreur ou d'épouvante comme j'ai pu le lire. Pour moi un film d'horreur c'est du genre avec un malade qui tue tout le monde et du sang partout (genre "Scream"...je déteste !), un film qui t’écœure donc. Ou un film qui te fiche vraiment les boules, te fait sursauter et regarder sous ton lit une fois rentré chez toi (gendre "Paranormal Activity"...vraiment flippant !). 

Là on est plutôt dans le thriller psychologique je dirais.

Le speech du film c'est que Greta, jeune Américaine qui sort d'une histoire très compliquée (son mec la frappait et il lui a fait perdre l'enfant qu'elle attendait), se fait embaucher dans un manoir en pleine campagne anglaise pour garder un enfant de 8 ans durant le voyage de ses parents. Sauf qu'une fois arrivée là elle découvre non pas un vrai petit garçon mais une poupée en porcelaine, grandeur nature, que ses parents traitent comme si c'était un vrai enfant. Et elle est censée faire pareil ! 

Bien sûr une fois les parents partis, elle ne s'occupe absolument pas de la poupée. Sauf que des choses bizarres arrivent (notamment la poupée semble se déplacer, des affaires de Greta disparaissent pour réapparaissent...) et qu'elle commence à se demander si cette poupée n'est pas vraiment vraiment vivante ou si du moins elle n'est pas habitée par un fantôme ou un esprit...Et du coup elle finit par s'en occuper pour de bon. Entre temps elle apprend par ailleurs, d'un gentil livreur avec qui elle sympathise (et à qui elle plait), que la poupée représente en fait le vrai enfant des patrons de Greta, mort 20 ans plus tôt, à l'âge de 8 ans, dans un incendie.


Bon en fait (attention ne lisez pas cette partie si vous voulez garder le suspens intact !) il s'avère que la poupée est bien une simple poupée, ni vivante, ni hantée par un esprit. En fait le petit garçon, Brahms, n'est jamais mort, il vit caché dans les murs de la maison depuis 20 ans, manifestement parce que c'est un psychopathe et que, à 8 ans donc, il aurait tué une petite fille en lui défonçant le crâne...



J'avoue qu'en découvrant la fin j'ai un peu pensé que c'était l'arnaque ce film car on nous fait croire tout le film qu'il y a un truc avec la poupée alors que pas du tout en fait. Néanmoins ça le mérite d'être plutôt surprenant et inattendu comme dénouement !

Reste que ça ne fait pas peur (j'ai dû sursauter 2/3 fois car apparition soudaine + le petit bruit qui va bien et que je suis une sensible mais c'est tout) et que c'est un peu lent, c'est-à-dire qu'il ne se passe pas énormément de choses. Mon copain c'est ennuyé lui. Moi ça va. Et finalement je suis contente de ne pas sortir écœurée ou angoissée de la salle de ciné, je vais pouvoir m'endormir sans souci :)

Donc pourquoi pas aller le voir, mais n'en attendez d'émotions très fortes. 




L'argent ne fait décidément pas le bonheur

J'avais décidé, début janvier 2016, entre autres bonnes résolutions, de gérer mieux mon budget histoire de ne plus être à découvert tous les mois. Le défi pour moi était donc d'acheter moins de choses inutiles, de ne pas céder à toutes mes envies (puisque je suis malheureusement payée une misère et que mon mec n'est pas Crésus).

Et  bien c'est chose faite !!! Non seulement pas de découvert ce mois-ci, mais il me reste même 25 euros ! Je suis trop contente et fière de moi. Bien sûr ça peut paraître ridicule à certaines personnes d'être contente parce qu'il me reste 25 euros en poche à la fin du mois mais pour moi ça relève du miracle. Surtout en période de soldes (grande période de tentation) !

Et le mieux c'est que je ne suis pas spécialement frustrée (mais très très très très fière !!!!).

Ce qui m'a permis d'y arriver c'est que je n'ai pas fait "d'achats plaisirs" (c'est-à-dire acheter des choses qui me font envie mais sont totalement inutiles, voire franchement superficielles). Pour ce faire j'ai évité de trop faire les boutiques histoire de ne pas me créer de tentations. Et quand il m'est arrivé de craquer malgré tout sur quelque chose (je pense notamment à deux sacs pour lesquels je suis tombée en amour), j'ai réussi à me contenir. Sans être trop frustrée.

L'objectif était, tout le mois, de n'acheter que ce dont j'avais besoin et de me faire plaisir seulement à la fin du mois s'il me restait des sous, en guise de récompense. Bon du coup je n'ai pas pu me faire plaisir, mais pour autant je ne suis pas trop frustrée. J'ai décidé de mettre de côté le "surplus" sur mon compte-en  banque tous les mois, jusqu'à ce que j'ai assez pour me faire un vrai plaisir (dans l'idéal je voudrais attendre jusqu'aux prochaines soldes pour m'acheter un beau sac). L'avantage c'est qu'au moins j'apprécierai vraiment ce que j'achèterai à ce moment là car j'aurai attendu pour ça, que j'aurai pris le temps d'économiser et d'y penser. Ça lui donnera beaucoup plus de valeur qu'un achat compulsif.

Et à côté des dépenses utiles, j'ai épargné, mis de l'argent de côté pour les vacances et un futur week-end à Londres, et j'ai aussi dépensé des sous pour les loisirs (danse, photo) et sorties (ciné, spectacles), de telle sorte que je ne m'estime pas si malheureuse que ça. 

Au-delà du fait que je ne sois pas à découvert et que je sois fière de moi, j'ai aussi pris conscience de certaines choses grâce à cela. Et notamment que l'argent ne fait effectivement pas le bonheur et qu'il n'y a pas besoin d'acheter pour être. Pas besoin de consommer pour exister. Contrairement à ce que l'on voudrait nous faire croire hélas.

Et oui, ne pas pouvoir faire les boutiques ou s'acheter le sac qu'on a vu dans une boutique ce n'est pas la fin du monde.  Car au fond acheter procure du plaisir, sur le moment (ça ne dure même pas), mais certainement pas le bonheur. Et inversement une frustration face à quelque chose qu'on ne peut se payer finit par passer et ne rend certainement pas malheureux. Car le bonheur réside dans autre chose, la santé, l'amour, les relations humaines, les passions...Il suffit d'imaginer ce qu'il se passerait si on perdait une de ces choses pour s'en convaincre ! Alors que renoncer à s'acheter un énième rouge à lèvres ou la dernière paire chaussures à la mode n'a finalement rien de dramatique.

Désormais je préfère dépenser mon argent davantage pour pratiquer des activités qui m’épanouissent, faire des sorties, partir en vacances ou voir des spectacles par exemple, cela contribue plus à mon bonheur que collectionner les colliers. Je pense que, quand on voit arriver sa dernière heure, repenser à toutes les choses sympas qu'on a faites ou vues est beaucoup plus réconfortant que de penser à toutes les choses inutiles qu'on a accumulées. 

Et une fois qu'on a compris ça, on peut, je pense, développer une vraie spiritualité. Etre quelqu'un de mois futile et de plus profond. Espérer trouver une certaine sérénité et le début du bonheur. Devenir une vraie personne et pas juste un pantin bon à aller bosser tous les matins pour gagner de quoi acheter tout ce que la société créé d'inutile, de polluant et d'addictif 
.
Et puis ça plait à mon côté un peu rebelle de ne justement pas faire ce que la société attend de moi, c'est-à-dire consommer, encore et encore. Le monde est écœurant de ce point de vue et il me plairait d'arriver à échapper à ça. 


Le plus dur reste peut-être à faire maintenant, poursuivre mes efforts sur le long terme ! Mais vu la fierté que cette petite victoire m'a apportée et les choses que j'ai comprises, j'ai confiance. Souhaitez moi néanmoins bonne chance (bien que la chance n'est à y voir) :-)


                                                                 Je n'ai pas craqué ! 


jeudi 28 janvier 2016

"La famille Middlestein", Jami Attenberg

Pas de polar cette fois, pas d'enquête policière, mais plutôt le portrait d'une famille. Et un drame accessoirement (puisque ça finit quand même tristement).

L'auteur, Jami Attenberg, est une écrivain et journaliste américaine contemporaine. 

"La famille Middlestein" est son troisième roman, publié en 2012.

L'histoire se passe aux Etats-Unis, à Chicago plus précisément, de nos jours. 

Il est question, comme le titre l'indique si bien, de l'histoire de la famille Middlestein, famille juive américaine. 


Le personnage principal est Edie, la mère. Edie est obèse, elle mange énormément, sans arrêt. Et accessoirement elle est avocate, douée apparemment. A force de manger ainsi elle met sa santé en danger et tout le roman tourne en fait autour de ce problème. Toute sa famille s'inquiète pour elle et tente de lui faire entendre raison (inutilement hélas, je vous l'annonce d'office).

Il y a aussi Richard son mari, qui la quitte justement au moment où elle a des problèmes de santé. Dis comme ça bien sûr on pourrait se dire que c'est un connard, mais moi je ne l'ai pas trouvé si antipathique que ça, c'est peut-être même le personnage que je trouve le plus touchant. Richard quitte Edie d'une part parce qu'il ne supporte pas de la voir se détruire et d'autre part parce qu'elle lui fait la vie impossible, est odieuse avec lui, depuis longtemps déjà. On apprend d'ailleurs qu'elle s'est mariée avec lui par dépit. Elle ne l'a probablement jamais aimé. N'empêche que personne ne respecte ce pauvre gars, pharmacien de son état, et que tout le monde le déteste pour quitter sa femme quand elle tombe malade. Dur.

Et puis il y a leurs deux enfants, leurs deux grands enfants, qui ont déjà quitté la maison depuis belle lurette. 
Robin d'abord, la fille, l'aînée, au caractère très revêche, très lunatique et plus ou moins alcoolique.
Benny ensuite, le petit frère. Celui-ci est marié et a des jumeaux (je ne vous dis pas combien...;-) ). Sa femme, Rachelle, est un  brin névrosée je dirais, et sa fille commence sa crise d'adolescence, donc pas facile tous les jours. D'où le petit joint qu'il se fume tous les soirs.

Voilà donc finalement tout tourne autour du problème d'Edie et de la lâcheté de son mari qui la quitte. 

Bon sur la quatrième de couverture de mon livre il est noté que ce roman est désopilant, qu'il se dévore sans modération...et sur Internet pareil, que des commentaires du me genre.

Personnellement j'ai apprécié ce livre qui se lit bien, pas de souci. Mais je ne l'ai pas trouvé spécialement drôle (les personnages font plutôt de la peine, finalement) et pas spécialement passionnant non plus dans le sens où il n'y a pas vraiment d'intrigue, de suspens, comme dans un thriller par exemple.

J'ai regretté la fin (la mort d'Edie au moment où elle rencontre un brave type, mais surtout le fait que jamais Richard ne sera vraiment compris et aimé par ses enfants, alors qu'il n'est pas mauvais je trouve)  et le manque de sens, de finalité...C'est-à-dire que j'aurais aimé comprendre pourquoi Edie mange autant, qu'est ce que cette boulimie cache. Ça aurait été intéressant je pense. Alors que là on nous la décrit juste s'empifrant jusqu'à en mourir, mais pour qui pourquoi ? Pas vraiment de morale dans tout ca. Et du coup je ne me suis pas vraiment attachée à cette héroïne (si c'est est vraiment une). 

Donc livre agréable à lire quand même mais je n'ai pas plus accroché que ça sur l'histoire et les personnages. 




mercredi 27 janvier 2016

"Spotlight", Tom McCarthy

Une fois n'est pas coutume, nous sommes mercredi et je reviens du cinéma (je ne regrette vraiment pas mon abonnement !). 
Et une fois n'est pas coutume, j'ai vu un drame, tiré de faits réels. Promis la prochaine fois c'est comédie ou film d'horreur histoire de changer un peu !


"Spotlight", de Tom McCarthy, avec Michael Keaton, Mark Ruffalo, Rachel McAdams...
Drame d'une durée de deux heures environ, tiré donc de faits réels. Film américain. L'histoire se passe à Boston dans les années 2000.

Ce film traite de la pédophilie chez les prêtres catholiques.
Et plus précisément ce film raconte comment une équipe

de 4 journalistes d'investigation, appelée Spotlight, du journal le Boston Globe, a enquêté sur un scandale de pédophilie au sein de l'Eglise catholique et en a tiré, bien sûr, un article qui a fit scandale à l'époque. Les faits se passent entre 2001 et 2002 puisqu'en plein milieu de leur enquête il y a eu les fameux attentats du 11 septembre.

Pas d'images glauques dans ce film, on ne voit aucune scène d'abus, de viol ou de violence quelconque et on voit à peine une ou deux victimes raconter ce qu'elles ont vécu en fait. Non le film montre bien les journalistes enquêter sur les faits, pas les faits eux-mêmes. 
C'est un film qui traite donc de l'Eglise catholique et de la pédophilie, du journalisme (le vrai, le journalisme d'investigation, pas la soupe qui est servie tous les soirs à 20h00 sur TF1 et que je ne regarde jamais jamais) et de ses méthodes d'investigation, et aussi un peu du monde des avocats. Et de manière générale de la corruption, de l'injustice, du mensonge, de la tromperie, de la misère, des dérives...bref dépressifs s'abstenir !!

Pour résumer, lorsque les journalistes commencent leurs investigations il partent d'un cas de prêtre ayant abusé des enfants (à Boston). Puis il est question de 13 prêtres. Puis de plus de 70...plus de 70 prêtres qui, rien qu'à Boston, abusent d'enfants ! Et on apprend à la fin du film que des scandales sur la pédophilie des prêtres ont éclaté un peu partout dans le monde, même chez moi, à Caen. Apparemment quelque chose comme 6 % des prêtres passeraient à l'acte...

Ensuite ils se rendent compte que ces prêtes, dont a découvert les méfaits, n'ont jamais été "renvoyés" de l'Eglise, si l'on peut dire ça pour un prêtre, mais qu'ils ont juste été changés de paroisse à chaque fois. Ce qui signifie qu'ils continuaient après à violer d'autres enfants, dans d'autres villes. Et ils n'ont pas ailleurs jamais été jugés et condamnés pour leurs méfaits, puisque l'Eglise se débrouille toujours pour étouffer l'affaire. De sorte que les journalistes décident finalement de mettre l'accent sur le fait que la hiérarchie, "l'Eglise", ferme les yeux sur ses prêtres pédophiles. Elle va même, cette Eglise, jusqu'à laver la tête des familles des pauvres victimes pour qu'elles ne portent pas plainte. Leur proposant, au besoin, un dédommagement financier. Et on apprend d'ailleurs que ce sont le plus souvent des petits garçons issus de milieux modestes, avec des parents absents ou "déficients" qui sont les victimes de ces prêtres. Des enfants qui ont honte et n'osent rien dire. Mais restent marqués à vie. 

Au passage les journalistes dénoncent aussi certains avocats. Et pas que ceux qui défendent l'Eglise. Mais aussi ceux qui défendent les victimes. Ou qui devraient le faire mais ne le font pas vraiment. Car certains avocats arrivent à convaincre les familles de ne pas engager de poursuites judiciaires en échange d'une compensation financière de l'Eglise, dont une partie revient bien sûr auxdits avocats. E


Pas bien réjouissant tout ça ! Mais intéressant tout de même. On apprend des choses. Des choses pas toutes belles sur l'Eglise et les avocats bien sûr (mais en ce qui me concerne je n'ai jamais douté qu'ils soient, les uns comme les autres, de viles crapules). Mais aussi des choses sur ce qu'est le VRAI journalisme (j'insiste), le journalisme d'investigation, sur les méthodes employées pour débusquer la vérité derrière toutes les couleuvres qu'on essaie de nous faire avaler.


Et une personne bien avisée m'a dit que j'étais encore bien loin de me douter de tout ce qu'on nous cache de pourri  dans ce monde. Il paraîtrait que chez les politiques notamment ce n'est pas joli joli...Mais vous savez quoi ? Je préfère ne pas en savoir la moitié, je ne pourrais plus vivre sinon ! 





mardi 26 janvier 2016

Les filles et leurs cheveux

Qu'on se le dise, les filles et leurs cheveux c'est toute une histoire et je ne fais pas exception à la règle ! Nous les femmes ne sommes jamais contentes de ce que nous avons. Il suffit qu'on ait les cheveux lisses pour les vouloir bouclés et inversement et certaines d'entre nous passent par toutes les couleurs de cheveux. Personnellement, moi qui ai des cheveux souples et châtain foncée je n'ai jamais teint mes cheveux (et ça ne me dit rien) ni ne les ai frisés. En revanche je passe mon temps à vouloir les avoir longs et à les couper quand ils commencent enfin à pousser (pour le regretter immédiatement après bien sûr !).

Pour résumer brièvement mon "histoire capillaire", j'ai eu les cheveux  longs à partir d'un certain âge (je ne sais plus lequel) et jusqu'à la 5ème, époque à laquelle j'ai décidé de les couper au carré, coupe que j'ai plus ou moins gardé depuis (à quelques centimètres et variations de coupes près). Je n'ai pas réussi à les ravoir longs depuis même si je le souhaiterais (parfois...).

Comme je le disais plus haut donc j'ai une espèce de cycle qui se répète depuis déjà de nombreuses années, à savoir que je passe des mois à laisser pousser mes cheveux parce que je les veux longs et qu'au bout de 6 à 9 mois en moyenne (quand mes cheveux arrivent à hauteur de épaules et se mettent à...rebiquer, ce qui me rend dingue !!!!) je craque et vais chez le coiffeur. De là je ressors les cheveux plus ou moins courts , ce que je regrette à plus ou moins loin terme. Et ainsi de suite. Et ainsi de suite...

Bref je ne sais pas trop ce que je veux, ou si mais je n'ai pas la patience tout simplement. Et je ne supporte pas que me cheveux rebiquent, n'aient pas de coupe, pas de forme, ne ressemblent à rien (et je n'exagère pas, ça peut me faire péter un plomb le matin !!). Et puis je ne fais rien à mes cheveux, je ne les lisse pas, ne fais pas de brushing et ne les sèche pas (et oui, ça existe !). Parce que je ne suis pas douée et que je n'ai ni le temps ni le courage le matin. Bon et je ne suis pas douée non plus pour faire des coiffures. Et je n'ai ni le temps ni le courage le matin (bis repetitas). Donc si mes cheveux ne tombent pas bien direct, tous seuls, c'est mort, je ne ressemble à rien. 

En ce moment je suis dans ma phase où je me laisse pousser les cheveux et où je rêve d'une longue tignasse. Enfin je les veux longs, mais pas tant que ça non plus en fait. Ce qui me motive c'est :

1) La danse. Déjà parce que cette année je fais une choré de khaliji (danse orientale) et que ce style joue avec les cheveux, les avoir longs est indispensable. Donc déjà je les laisse pousser jusqu'au spectacle de fin d'année, en juin. Et de manière générale pour la danse orientale, le tribal et le bollywood les cheveux longs c'est. Ça fait plus authentique et ça permet des coiffures sympas.

2) La photo. Idem, pour les shootings c'est mieux d'avoir les cheveux longs car on peut faire beaucoup plus de coiffures, ça laisse plus de liberté. Et Annliz, ma photographe préférée, demande souvent pour des collaborations des modèles aux cheveux longs.

3) La vie quotidienne. Si laver ou peigner des cheveux longs est plus galère que des cheveux courts, il me semble en revanche y avoir pas mal d'avantages : pas besoin d'aller souvent chez les coiffeur pour entretenir la coupe, possibilité de les attacher pour cacher la misère quand ils rebiquent par exemple (ou qu'ils sont sales), ce qui est impossible avec des cheveux courts, possibilité de faire plein de coiffures différentes...

4) L'esthétique. Ça a beau pouvoir être super joli une femme avec une coupe courte, c'est quand même les cheveux longs qui symbolisent le plus la féminité...Et puis on peut changer de tête en changeant de coiffure alors qu'avec une coupe courte on ne peut rien faire. 

5) La symbolique. Chez les Amérindiens les cheveux longs ont une vraie symbolique. Et ces gens là sont plein de sagesse alors...

6) Il parait que tant qu'on coupe les cheveux ils continuent à pousser encore et encore, pompant de l'énergie à notre organisme, alors que si ont leur fout la paix ils finissent un jour par atteindre leur longueur maximale (variable selon les individus) et l'organisme s'économise du coup l'énergie de continuer à en produire. 


Voilà, ça fait donc 5 mois que je laisse mes cheveux pousser (depuis début septembre), et pour l'instant ils n'atteignent pas encore mes épaules (mais commencent déjà à rebiquer un peu, argh !). Je peux les attacher en queue de cheval ou avec une pince (avec des petites mèches sur la nuque et une mèche devant) et c'est tout. L'objectif est de les avoir le plus longs possibles d'ici juin, pour les galas de danse, et de ne pas les couper après. Souhaitez moi bonne chance...et patience ! 


PS : C'était l'article intello du mois, j'espère que vous avez appris plein de choses intéressantes et que cela enrichira votre vie ;-)

dimanche 24 janvier 2016

Quand dimanche rime avec danse

Ce dimanche fut une bonne journée puisque inscrite sous le signe de la danse !

Pour commencer, j'ai participé ce matin, de 11 à 13h00, à un stage de ma prof de danse Kelly sur le thème des Danses Tsiganes. Il y aura un stage de deux heures tous les mois sur ce thème jusqu'en juin, et comme ça m'a beaucoup plus il y a de fortes chances que je les fasse tous (dans la mesure du possible) :-). Bon par contre c'est assez physique, surtout pour les mollets (le droit en particulier !) et je risque d'avoir des courbatures, mais bon...


Pour ce premier stage, et ce sera pareil pour les deux prochains, nous avons découvert la Danse Kalbelya car c'est elle qui est apparemment à l'origine de la danse orientale. C'est donc par elle que tout a commencé. 

La Danse Kalbelya est une danse gitane du Nord de l'Inde, le Rajasthan (cf carte pour les nuls en géo comme moi). Kelly, qui connait parfaitement la culture qui va avec les danses qu'elle pratique et tient à nous la faire partager, a commencé le stage en nous expliquant un peu d'où vient cette danse. Je n'ai pas tout retenu hélas, sauf que la caste des Kalbelyas, qui habite le désert du Thar, au Rajasthan dans le nord de l'Inde donc, est celle des charmeurs de serpents. Seules les femmes dansent, tandis que les hommes jouent de la musique. Il n'y a pas de chorégraphies, c'est de l'improvisation. Cela se danse avec une jupe très ample et la tenue de base est noire, avec des éléments de couleurs qui se rajoutent, des bijoux en argent et un maquillage assez chargé. Enfin la danse est pour celles qui l'exécutent synonyme de liberté et donc de joie elle doit être vive. Le rythme est sur 2 temps et en général très rapide. 

Il n'y a apparemment pas beaucoup de mouvements de bases, mais ceux-ci s'exécutent en de multiples variations et déplacements. Nous avons vu le pas de base, qui consiste à rebondir en quelque sorte sur le pied droit à plat tandis que le pied gauche est sur la pointe (d'où les douleurs au mollet au bout d'un moment !). A cela s'ajoutent bien sûr des déplacements (avant, arrière ou tourner) et des mouvements avec les bras ou la jupe. Et c'est bien de tout cumuler qui complique tout ! Nous avons aussi vu le pas avant/arrière, sur le même principe, et un saut qui peut s'exécuter avec différentes variations là aussi. 



Ensuite, à 17h00, je suis allée  voir un spectacle de danse au Théâtre de Caen. Rien à voir avec le Kalbelya !

Je suis allée voir "Y Olé !", de José Montalvo, chorégraphe espagnol,et cela m'a aussi beaucoup plu. Et elle a apparemment plu à tout le monde puisque les danseurs ont dû être rappelés quatre fois il me semble.

C'est une pièce d'1h10 pour 16 danseurs, créée par José Montalvo en hommage  à son père andalou. 

L'originalité de cette pièce elle qu'elle mélange plusieurs styles de danses, à savoir le flamenco, que j'adore !, le hip-hop, si spectaculaire, la danse contemporaine et la danse africaine. Ainsi 4 danseuses de flamenco (+ 1 danseur), en talons, 6 danseurs de hip-hop, en baskets, 4 danseuses en chaussons et un danseur africain...pieds nus ! se partagent la scène pendant plus d'une heure et cela fait vraiment un mélange détonant.

La pièce est divisée en deux parties. Sur la première les danseurs évoluent sur "Le Sacre du printemps" d'Igor Stravinsky, tandis que la deuxième partie est faite de plusieurs airs populaires, dont un certain nombre interprétés par les danseurs de flamenco eux-même, le Monsieur notamment, avec la voix comme j'aime tant 8-D.

Franchement ce mélange de styles, ce flamenco puissant, ces pirouettes si rebondies et cette grâce, quel régal ! 

Bref, un dimanche comme je les aime !! 





samedi 23 janvier 2016

La Danse

Une de mes principales passions, avec désormais la photo, la lecture, l'écriture et le cinéma, c'est la danse.

Déjà, je suis du signe balance, et les femmes balance sont à priori faites pour la danse.
Ensuite, ma mère adore danser aussi, c'est un peu dans mes gènes donc.
Enfin, ma mère m'a inscrite à la danse toute petite, puisque j'ai fait de la danse classique et moderne pendant au moins 2/3 ans.

Si la danse classique ne me plaisait pas trop (ce qui ne m'empêche pas d'admirer aujourd'hui les ballerines), je me souvient en revanche que j'appréciais beaucoup de "gigoter" sur des musiques plus modernes. Et j'ai passé toute mon adolescence à remuer toute seule dans ma chambre sur divers rythmes, à commence par Mikaël Jackson.

Et pourtant je ne me suis décidée à reprendre des cours de danse qu'en septembre 2010/11, va savoir pourquoi j'ai attendu si lontemps !

En tout cas depuis que j'ai repris je ne m'arrête plus, je suis devenue accro. D'ailleurs tous les ans le nombre de cours que je suis par semaine augmente. J'ai commencé à un cours par semaine, puis trois, puis 4...et actuellement j'en suis à 5 cours par semaine (2 cours le lundi, 2 cours le jeudi, 1 cours le vendredi), sans compter les stages de temps en temps. Accro je vous dis ! 


Mais quelle(s) danse(s) pratiques-tu me demanderez-vous ? Je suis dans les danses du monde, puisque je pratique la danse orientale (c'est ma 5ème année), le bollywood (4ème année) et le tribal fusion (3ème année). Et j'ai très envie de me mettre au bharatanatyam (danse classique indienne) l'année prochaine (sans compte le yoga, mais ce n'est pas de la danse). Accro je vous dis !

Je ne saurais pas dire ce qui m'a amenée vers la danse orientale exactement, mais j'ai accroché dès le premier cours et continue depuis. Le tribal fusion en découle et le bollywood j'ai voulu en faire dès que j'en ai vu en spectacle, c'est tellement gai, coloré !


De manière générale la danse m'apporte quoi ? Du plaisir, déjà, c'est l'essentiel ! Pendant que je danse j'oublie tous mes soucis, ne pense à rien d'autre. Bref ça me détend ! Moi qui ne suis pas sportive, ça me fait faire de l'exercice. Et je peux dire que la danse orientale et le tribal m'ont musclé les bras, même mon copain s'en est rendu compte ! La danse  permet, l'air de rien, de se muscler, de s'assouplir, de travailler l'équilibre, la rythme, la mémoire...Et oui la danse c'est aussi bon pour le cerveau ! Et puis ça me permet de rencontrer des gens, voire de nouer des relations avec d'autres filles, moi qui suis peu sociable. Et les spectacles, monter sur scène et être applaudie ça galvanise, met du baume au cœur, donne confiance en soi et laisse plein de paillettes dans les yeux pour un moment. Sans oublier le plaisir d'avoir de jolies tenues et de se maquiller comme on veut :-).

En ce qui me concerne la danse m'est devenue indispensable, elle donne un vrai sens à ma vie. Je ne fais pas un boulot qui me plait, qui m'épanouit ou m'apporte de quelconque satisfaction, alors faire quelque chose de plaisant et valorisant à côté est essentiel pour moi. Et puis j'ai l'impression que ça me donne un petit plus, un certaine valeur par rapport aux autres ...

La danse orientale, danse de femmes par excellence, est une danse très  ancienne et très riche (il y a des danses orientales en fait, beaucoup beaucoup, on peut en faire pendant 10 ans et découvrir encore de nouveaux styles je pense), difficile à acquérir mais agréable une fois qu'on maîtrise les mouvements et distinguée je trouve (attention, je parle de la VRAIE danse orientale, pas
des poufs qui font de la pseudo danse orientale !). Ce n'est pas une danse forcément spectaculaire dans le sens où on ne se déplace pas nécessairement beaucoup et qu'on ne fait pas des sauts de malades, c'est plus subtil. Quoi que les tremblements font quand même un  bel effet (j'espère un jour les maîtriser...). Et quel plaisir quand on commence enfin à maîtriser les 8, les chameaux et autres rotations !

Le tribal fusion c'est encore plus dur que la danse orientale, ce n'est pas peu dire. Une torture pour les bras et la tête aussi (because il faut savoir faire un mouvement avec ton bassin pendant que ton buste fait tout autre chose...et à un autre rythme en plus !). Mais il laisse une grande liberté à la personnalité de la danseuse, car on peut fusionner avec toutes sortes de danses, c'est le principe (elle puise dans les techniques de différentes danses traditionnelles, comme les danses orientales, et modernes, tel le flamenco, le hip-hop ou le bharatanatyam par exemple). Sa maîtrise est un vrai défi, ce qui ne manque pas d'êtres stimulant
!

Le bollywood quant à lui est gai, euphorisant, tout simplement. Et le bharatanatyam me permettra de savourer plus encore la beauté des mouvements de la danse indienne, si esthétique. Je sais d'ores et déjà que j'en baverai car c'est une danse aussi très physique (surtout pour les cuisses) et technique. Du challenge, du challenge !


Pour finir je voudrais parler de mes "profs", ces femmes géniales qui m'enseignent la danse avec passion. Sans elles rien ne se ferait ! Je suis actuellement les cours de trois profs différentes, toutes différentes, chacune avec ses qualités propres. J'aime suivre différents cours car chaque personne a sa façon propre d'aborder les choses, d'enseigner les techniques et de partager sa passion, et je trouve ça beaucoup plus enrichissant.

Il y a d'abord Kelly, avec qui tout a commencé en danse orientale, et maintenant aussi en Tribal fusion (et ATS), que j'apprécie pour sa rigueur et la très bonne technique qu'elle nous permet d'acquérir. Elle connaîs par ailleurs la danse orientale sous toutes ses formes, ainsi que la culture qui va avec ! C'est une puriste et une passionnée qui a une base très solide et ne cesse de se former. Ses chorégraphies sont toujours superbes. Et puis j'aime son franc parler, elle est entière Kelly, passionnée, cultivée et intéressante. 


Il y a Véro ensuite, en bollywood (bellywood en fait car elle y mélange de la danse orientale) et danse orientale aussi. Rien à voir avec Kelly ! Si ses cours sont moins rigoureux et qu'elle insiste moins sur la technique, elle a en revanche une imagination débordante, trouve toujours des idées originales et géniales.. Et cette faculté qu'elle a à imaginer si vite autant de chorégraphies ne cesse de m'étonner. C'est une artiste, une vraie, qui vit de la danse, puisqu'elle n'est pas que prof de danse mais danseuse, ayant créé sa propre compagnie. Il y a par ailleurs beaucoup de camaraderie pendant ses cours et beaucoup d'émotion pendant les spectacles. Véro, la folle de  chats, de rouge et de paillettes ! :-D

Justine enfin, plus récemment, pour le tribal fusion. C'est un peu un mélange entre Kelly et Véro je trouve. On travaille quand même bien la technique avec elle et surtout on répète, répète et répète encore les mouvements et enchaînements. Elle a aussi une imagination bluffante, j'ai pour l'instant adoré toutes les chorés que j'ai faites avec elle, autant pour la danse, que la mise en scène ou le costume qu'elle imagine à chaque fois (et qu'on doit coudre nous mêmes, arf !). Et elle nous propose tout plein d'occasions de danser en spectacles, c'est trop cool !

Voili voilou, je ne serai pas s'en refaire d'autres articles sur la danse, c'est sûr !