dimanche 28 août 2016

COMMENT J'ESSAIE DE POSITIVER

Oui parce que bon je suis plutôt du genre négative comme fille et pessimiste bien sûr. J'ai tendance à voir le verre à moitié vide, à toujours imaginer le pire etc. Tout ce qu'il faut pour être bien en somme !

Surtout vis à vis des gens en fait, j'ai une sorte de méfiance, peur d'être rejetée, mal jugée, critiquée... Une forme de paranoïa en somme. Sans doute parce que je manque de confiance en moi. 

En plus je pense beaucoup. Tout le temps en fait. De sorte que, très très souvent, je rumine des idées à a la con, ce qui n'est pas bon pour mon moral il faut le dire.

Ni pour mes relations avec autrui puisque parfois cela m'amène à dire des choses que je regrette après...


J'ai donc décidé d'essayer de penser moins d'une part et de penser mieux, c'est-à-dire plus positif, d'autre part. 



Pour commencer je me suis mise à la méditation. Pour apprendre à penser moins. Je médite une fois par jour. Pour l'instant j'en suis à 20 minutes de méditation, je vais essayer d'augmenter peu à peu le temps. 

L'idée en méditation c'est donc de ne penser à rien. Et pour cela on se concentre sur quelque chose, la respiration, le corps, un mantra, une image, de la musique...Bien sûr des pensées s'insinuent immanquablement mais il suffit de les laisser passer, comme des nuages, de ne pas s'y attarder et de ne pas les juger. Bon c'est loin d'être évident.

J'essaie aussi, régulièrement, de ne penser à rien quand je marche (je vais au boulot à pieds, soit 4 fois 20 minutes de marche par jour) vue que la marche a tendance à activer encore plus mon cerveau ! 

Voilà, ces dizaines de minutes de méditation par jour c'est toujours ça de pris, du temps pendant lequel mon esprit se calme un peu. 


Méditation


Et en plus ça peut servir tout au long de la journée, pour positiver quand je rumine des idées négatives.

Pour penser mieux donc, la première chose consiste à être capable, quand je rumine, de prendre conscience des idées négatives qui m'envahissent. Pour pouvoir ensuite les laisser passer, au lieu de me loyer dedans. Comme en méditation, lorsqu'une pensée surgit et qu'il faut la laisser filer. Constater les pensées négatives donc et passer à autre chose, penser à autre chose ou ne penser à rien, faire le vide. Se concentrer sur moi ou n'importe quoi d'autre de plus positif. 

Je peux aussi, si je n'arrive pas à passer à autre chose, essayer de voir les choses de manière plus positive. M'efforcer d'adopter un autre point de vue, de voir du bon, d'être compréhensive. Essayer de trouver des qualités à la personne qui m'énerve ou du bon dans la situation désagréable. Essayer de ressentir de la gratitude aussi. 

Essayer tout simplement de relativiser, de ne pas dramatiser, de se rappeler que la vie est courte et qu'il faut en profiter plutôt que la gâcher peut-être une bonne solution aussi. :-)

On peut même pousser le vice jusqu'à essayer de prendre les choses avec humour, de rire de la situation, de rire de soi. Le yoga du rire me parait une pratique intéressante justement pour s'entraîner à lâcher prise et à rigoler un bon coup.

Et quoi qu'il en soit ne pas prendre les choses trop au sérieux et surtout ne pas se prendre au sérieux !





Enfin, d'après un article que j'ai lu ce matin, une bonne technique  pour ne pas se laisser entraîner par nos réactions impulsives face à une contrariété consiste à :


  • Identifier le moment où on réagit à un déclencheur, c'est-à-dire prendre conscience des moments où on répond à une impulsion émotionnelle,
  • S'interrompre, c'est-à-dire ne pas suivre l'impulsion : inspirer profondément et consciemment trois fois et observer l'émotion (dans le corps, dans les pensées...),
  • Se détendre et passer à autre chose.

SHENPA






mercredi 24 août 2016

LA MODESTE SATISFACTION (ou survivre à la réalité qui nous rattrape).

On veut toujours plus, plus que ce qu'on a, plus que les autres. On veut toujours grand ; voyager loin, avoir une grande maison, une grosse voiture, plein de sous etc. On veut toujours bien, toujours beau, toujours parfait, toujours qui fait rêver. Et en général, le plus, le grand, le bien, le beau, le parfait, on se l'imagine par comparaison à ce que les autres ont, font, sont. 

Moi, par exemple, il y a quelques années, au début de ma relation amoureuse, je rêvais, comme tout le monde, de devenir propriétaire. D'une maison de préférence. Persuadée que ça me rendrait forcément heureuse. Que ça serait forcément plus beau la vie dans ma maison que dans un appartement que je louais. Mais mon copain lui ne l'entendait pas ainsi et n'étais pas prêt. Au début j'ai cherché à le persuader, j'ai boudé, mal vécu la chose. Puis, bien obligée, j'ai fini par prendre mon mal en patience. Et aujourd'hui, quelques années plus tard, je n'ai moi-même plus aucune envie de devenir propriétaire de ma propre maison, du gros crédit et de toutes les responsabilités qui vont avec. Finalement, j'ai appris à me contenter de ce que j'avais. Certes je ne suis pas propriétaire, certes je n'ai pas de grande maison avec jardin et tout le tralala...MAIS j'ai un logement, correct, ce qui est déjà plus que beaucoup de gens. Il me suffit largement. Et en plus il n'est pas loin de mon travail, je peux y aller à pied. Si un truc pète ce n'est pas pour ma pomme. Et si j'ai envie de changer d'air, un préavis de trois mois et c'est bon. Voilà, tout ça me convient bien, je n'ai pas besoin de faire comme tout le monde, de m'endetter sur 20 ans, de subir bouchons tous les jours et de tondre la pelouse tous les week-ends.

Autre exemple, le travail. Pendant longtemps, je me suis plainte de mon travail qui ne plaisait pas.  Pas intéressant, pas assez bien payé, les patrons chiants etc. Sans pour autant savoir ce que je voulais faire d'autre et surtout sans avoir le courage de me lancer dans autre chose. Jusqu'au jour où, je ne sais pourquoi, j'ai enfin cru trouver ce que je voulais faire, ce qui me rendrait vraiment heureuse. Un métier où je serais indépendante, où je ferais ce que je voudrais, n'aurais personne sur le dos. J'y ai cru pendant quelques mois, envisageant de faire la formation, de me mettre à mon compte et d'envoyer valser mon boulot. Et puis, une fois de plus, la réalité m'a rattrapée. Ou plutôt la peur. Peur de devoir refaire des études (pas données !) et surtout de devoir tout quitter, notamment la sécurité. Car l'indépendance c'est la liberté oui, mais aussi les emmerdes. Aller chercher les contrats, attirer les clients, ne pas savoir ce qu'on gagnera chaque mois. Plus de sécurité financière. Le salariat ce sont des horaires, des patrons et plein d'autres inconvénients, MAIS c'est aussi la sécurité, un salaire fixe tous les mois. Une fois de plus, ce n'est pas donné à tout le monde.  Oui,  je me suis rendue compte que, finalement, c'est déjà pas mal d'avoir un boulot, en CDI, en temps complet, pas si pénible que ça et avec des patrons pas si terribles. En tout cas de nos jours on ne crache pas dessus. Pas moi en tout cas. Il y a sûrement un manque de courage là-dedans, un peu de couardise, mais je l'assume. J'assume aussi d'être une petite employée, avec un petit salaire, mais qui n'a pas de responsabilités, peut faire ses horaires et pas plus, dormir paisiblement la nuit.

Et c'est pareil pour plein d'autres choses, comme vouloir partir en vacances plus loin, avoir un homme plus beau ou que sais-je encore...



Même s'il y a toujours des gens pour avoir plus, pour avoir mieux, il y a aussi plein de gens qui n'ont pas plus que vous et même moins encore. Et que personne n'est à l'abri de tout perdre un jour, que ce soit le boulot, le logement, l'amoureux ou la santé. 

Il est donc temps d'apprécier ce que l'on a, même si ça parait évident ou modeste, de s'en rendre compte tout d'abord et d'éprouver de la gratitude ensuite. Il faut aimer ce qui l'on est, ce que l'on a et ce que l'on vit. Ne pas rêver d'autre chose, ne pas se comparer aux autres. Adopter la modestie et la simplicité, la frugalité même, comme règles de vie.

Pour ma part, j'ai décidé d'aimer ce que j'avais et d'assumer qui je suis (même si c'est parfois difficile). En l’occurrence une fille ordinaire avec une vie banale. Quelqu'un sans talent, sans ambition et surtout sans confiance. Qui ne fera peut-être jamais rien de grand de sa vie. Mais qui a l'essentiel, la vie, la santé, l'amour, un boulot et de quoi vivre confortablement. La sécurité et la simplicité surtout. 

Finalement et si le bonheur c'était juste l'absence de soucis, de malheur, de tragédie ? Une vie simple... 

mardi 23 août 2016

CE QUI COMPTE VRAIMENT

On (et par on je veux avant tout dire je, mais je sais que je ne suis pas seule dans ce cas) est tellement préoccupés par les autres, par ce qu'ils disent, font et pensent, on est tellement occupés à surveiller nos semblables, à les observer, à les juger, à les critiquer, les envier ou les jalouser, à les imiter ou les contredire, à la haïr ou les adorer, à les maudire ou à les prier, à les piétiner ou à baiser leurs pieds, qu'on en oublie l'essentiel, c'est-à-dire soi. On oublie de penser à soi, de s'observer, de prendre soin de soi, de se féliciter, de se pardonner, de se motiver, de se mettre des coups de pieds au cul...Au point qu'on ne s'aime pas parfois et qu'on ne se connait même pas. 

On (là encore moi moi moi moi !!!!) est tellement préoccupés par tout ce qui va mal, ce qui ne va pas, pas comme on voudrait en tout cas, par ce qui est moche, injuste ou cruel, par ce qui a échoué, par ce qui est difficile, par ceux qui ne nous aiment pas, par nos défauts, par tout ce qui est négatif quoi, qu'on en oublie l'essentiel, c'est-à-dire ce qui va. Le positif, le beau, le qui vaut le coup, le qui fait sourire, le ciel bleu qui attend derrière le nuage de pluie...Au point qu'on voit la vie toute moche parfois et qu'on en profite même pas.



On (...!) est tellement préoccupés par le passé, les souvenirs, le bon dont on regrette la fin ou le mauvais qu'on regrette d'avoir vécu, et par l'avenir, tout ce qui pourrait arriver, tout ce qu'on redoute, ou tout ce qu'on aimerait, enfin, vivre, qu'on en oublie l'essentiel, c'est-à-dire le présent. L'ici, le maintenant, ce qu'on vit, ce qu'on est en train de vivre, de ressentir....Au point qu'on est envahi par l'angoisse parfois et qu'on ne vit même pas.



Alors quoi ? Conjuguons notre vie à la première personne, au présent et au positif et donnons nous une chance d'être heureux. :-D

dimanche 10 avril 2016

"Partition amoureuse", Tatiana de Rosnay



Tatiana de Rosnay, écrivain franco-anglaise d'une cinquantaine d'années, est l'auteur de dix romans, dont "Elle s'appelait Sarah" qui avait été adapté au cinéma et "Partition amoureuse" donc. 



"Partition amoureuse" fut d'abord publié sous le titre "Le dîner des ex".

C'est un petit roman d'environ 200 page que j'ai lu en moins d'une semaine. Plutôt rapidement donc mais sans grande passion néanmoins. 

L'héroïne est Margaux, célèbre chef d'orchestre qui s'apprête à fêter ses 40 ans. C'est aussi elle la narratrice. 

Il n'y a pas vraiment d'histoire dans ce roman, en tout pas pas d'intrigue, pas de suspens. 

En fait Margaux, qui pour fêter ses 40 ans a décidé d'inviter ses ex, en tout cas ceux qui ont vraiment compté dans sa vie, se remémore ses trois principales histoires d'amour, avec Max, Manuel et Pierre. Plus précisément elle raconte tout ça à Max, son premier amour (elle avait 20 ans, lui 70 !) qui est mort déjà depuis plusieurs années. Entre deux elle rencontre un nouvel homme, Hadrien, qui sera aussi convié au dîner. Le roman s'arrête juste avant que le fameux dîner ne commence justement.

Comme je le disais plus haut j'ai lu ce roman sans grande passion, sans réel enthousiasme. Je n'ai rien à reprocher à l'auteur quant à son style, le livre se lit très bien, mais je n'ai pas accroché sur le sujet ni sur le personnage principal, Margaux.

D'abord il n'y a pas vraiment d'histoire, pas d'intrigue, pas de suspens. On n'est pas avide, quand on termine un chapitre, de connaître la suite. C'est un peu dommage pour un roman non ? Ça n'est pas palpitant, ça ne fait pas rêver ni même réfléchir, encore moins rire...ça n'apporte rien je trouve. 

J'ai acheté ce roman car il était conseillé dans un magasine qui disait "Un roman plein d'humour et admirablement bien construit". Bah je n'ai pas ri une seule fois ni même souri. Et je ne vois pas trop où est la construction vu qu'il n'y a pas vraiment d'histoire...

Ensuite je n'ai pas éprouvé de sympathie pour l'héroïne, ce qui gâche nécessairement le plaisir de la lecture. Elle ne m'a pas intéressée, pas émue...rien.  En plus à 20 ans elle a une histoire d'amour avec un homme de 70, ensuite elle passe à un homme de 50 quand elle en a 30 et enfin, quand elle se marie avec un homme qui a enfin son âge, c'est pour le tromper tant et plus ! Non, vraiment, je n'ai pas accroché.

L'intérêt qu'on pourrait trouver dans ce roman ce sont les références à la musique, au métier de chef d'orchestre...sauf que je ne suis pas mélomane, que je ne connais rien à la musique, de sorte que, aussi intéressant que ce soit, ça ne me parle pas vraiment. Dommage ! 

Voilà, ce n'est pas de la m**** mais je n'ai pas accroché. C'est la vie.

L'avantage c'est qu'il n'est pas long et que ça ne pas pris que quelques jours pour le lire. :-)

samedi 9 avril 2016

El Olivo

Samedi dernier, avec mon chéri, nous sommes allés dîner au restaurant. J'adore ça manger au restaurant ! Si je pouvais y manger toutes les semaines je le ferais sans me lasser je pense (il ne s'agit pas d'y aller tous les jours non plus, là il n'y aurait plus de charme). D'abord parce qu'on y mange bien (enfin normalement !) et puis parce qu'on a rien à faire ! Et c'est l'occasion pour mon chéri et moi de passer un moment privilégié à deux, de discuter, parce que sinon, vu qu'on mange sur le canapé, devant la télé, on n'a pas toujours l'occasion... Bon, j'avoue, c'est encore mieux quand ce n'est pas moi qui paye ! :-D

Soit-dit en passant, j'ai appris il y a quelques jours (à la télé, donc c'est peut-être des conneries...) que 7 personnes sur dix ne vont jamais au restaurant. Du coup je m'estime heureuse,moi, de pouvoir y aller ne serait-ce qu'une fois par mois. Grâce à mon chéri, son salaire plus élevé que le mien et ses tickets resto d'ailleurs, sinon je ferais sans doute partie des 7 sur 10... :-S

Nous sommes donc allés à El Olivo, restaurant dans le Vaugueux, le quartier des restos à Caen. 


C'est top ! Top top top !!! :-)

Contrairement à ce que pourrait faire penser le nom, ce n'est pas un restaurant italien. C'est plutôt de la cuisine française traditionnelle je dirais.

Alors d'abord le  cadre est sympa. C'est assez grand et les tables sont bien espacées, on n'est pas les uns sur les autres, ce qui je déteste. On peut se bouger, sortir de sa place sans risquer de faire tomber le pichet d'eau qui est sur la table d'à côté...ce qui est appréciable ! On était même dans un petit coin tranquille nous. La déco est plutôt classe, ambiance tamisée, éclairage pas trop fort, avec des bougies sur chaque table. Plus un resto romantique pour les amoureux qu'un resto familial avec morveux qui hurlent donc (ouf !). Etablissement où on s'entend parler, c'est mieux !

Les serveurs sont vraiment vraiment sympas (voire mignons ;-)). On n'a pas l'impression qu'il faut se dépêcher de finir pour laisser à la place à d'autres comme dans d'autres établissements. Et il accepte encore des gens à 21h30 d'ailleurs.

La carte n'est ni trop longue (ce qui en général est mauvais signe), ni trop petite non plus, il y a du choix. Il y en a même pour les végétariens (danse du bonheur !!). Bon pas beaucoup de choix pour les non mangeurs de viande, mais au moins un plat ou deux quand même, ce qui n'est déjà pas si mal. Il y a une sympathique carte des desserts, ce qui est, n'est-il pas, absolument primordial !!!!!!!!

Enfin, et c'est quand même le plus important, la qualité est plutôt au rendez-vous. Personnellement j'ai pris un hamburger végétarien (avec oeuf et légumes) qui n'était pas mal du tout (quoi que ça manquait de fromage...fromage !), ainsi que les frites. Et mon chéri était très satisfait du morceau de viande qu'il a pris, ce qui est très très bon signe ! En dessert j'ai pris un crumble qui m'a satisfaite aussi (réchauffé en plus, nickel).


Pour conclure, je le recommande sans hésiter et n'hésiterai pas à y retourner.




PS : J'ai été bluffée de voir une jeune femme et une gamine de 12/14 ans s'avaler une entrée (genre foie gras) + un plat (genre gros burger et frites) + un dessert (genre fondant au chocolat) et tout finir jusqu'à la dernière miette...alors que moi je n'ai pas pris d'entrée, n'ai pas fini mon plat et ai quand même galéré à finir mon crumble (parce qu'un dessert ça se finit, faut pas déconner quand même...) !! Mon chéri dit que j'ai un estomac de criquet...









mercredi 6 avril 2016

"Adamas Maître du Jeu", Laurent Ladouari

Laurent Ladouari, Français né en 1974, est, avant d'être romancier, un ingénieur en médias et télécommunications, calé aussi en économie numérique. Ça se ressent dans le roman d'ailleurs. 

"Adamas Maître du Jeu", son premier roman, a d'abord été publié sous le titre "Cosplay" en 2014. C'est le premier tome de la sage "Volution", dont le nouvel opus, "L'Or des Malatesta" vient d'être publié.


C'est un roman que, je pense, je vais avoir du mal à résumer et surtout à commenter. Essayons tout de même (et désolée d'avance si c'est bref...ou naze).




Alors d'abord, pour ceux qui le savent pas (comme moi !), le cosplay est un loisir qui consiste à jouer le rôle de personnages en imitant leur costume, leurs cheveux et leur maquillage. En général ce sont des personnages de mangas. bandes dessinée, dessins animés, films, comics, jeux vidéos...un truc de geek un peu, avec des références orientales.


Dans le roman, il va bien sûr être question de ce jeu de rôle.



Nous sommes je ne sais pas trop dans quel pays ni à quelle époque mais en tout cas dans une entreprise, 1T, très connue pour les inventions informatiques mais au bord de la faillite, coiffée au poteau par son principal concurrent. Zoran Adamas, milliardaire énigmatique et mal-aimé, vient de la racheter. Pour la détruire pensent la plupart des gens...


Lui et son équipe de collaborateurs hauts en couleurs invitent les employés de 1T à démissionner pour une coquette somme ou à participer à un jeu, le Cosplay. Dans le Cosplay, univers virtuel qui représente 1T, chaque employé de la compagnie interprète un rôle, qu'il a lui même choisi au préalable (allant de Madonna à Gandhi, en passant par Athos, la Fée Morganne ou encore Robespierre...). Dans cet univers virtuel ils ont réellement l'apparence du personnage choisi. Ainsi l'identité de chacun demeure anonyme. Chacun peut donc avoir la même importance dans le jeu, on ne distingue pas les patrons (pour la plupart d'ailleurs corrompus et donc partis) des petits employés.

Et durant trois jours ils doivent trouver le moyen de sauver leur entreprise. Ou quitter le jeu et démissionner de l'entreprise s'ils le souhaitent.

Bien sûr la véritable nature de chacun va ainsi se révéler. Des "grands" vont se révéler odieux tandis que des "petits" sont se révéler nobles. Le pire comme le meilleur va se produire. Des personnages vont sortir du lot.

Si au début c'est franchement le bordel et que tout le monde se bat, se tue et s'insulte, petit à petit seules les personnes vraiment dignes d'intérêt vont rester et monter un plan d'attaque pour sauver leur entreprise. Tandis que les autres quitteront le jeu les uns après les autres. 

Au bout du compte l'entreprise sera sauvée et complètement réorganisée. Les dirigeants ne seront plus du tout les mêmes (l'ancien cafetier, une stagiaire, une secrétaire...) et devront uniquement leur place, et leur salaire, à leur mérite, leur talent et leur loyauté. Plutôt moral en somme ! 


Voilà, je ne sais pas si c'est très clair, mais on voit bien ce que ce roman peut avoir d'intéressant. C'est très riche au niveau de l'imagination et en même temps assez réaliste sur le monde de l'entreprise notamment. C'est bien pensé, très riche. Il y a de l'intrigue. Et finalement de vraies valeurs qui sont véhiculées.

Il y a aussi des histoires dans l'histoire, plein de personnages intéressants, des références à la science, à l'informatique...et tellement encore, tout en étant quand même assez facile à lire et à comprendre. 


Je pense que je vous donnerai prochainement des nouvelles de la suite de cette saga ! 



lundi 4 avril 2016

"Rosalie Blum", Julien Rappeneau



Encore une petite comédie (dramatique ?) française que j'ai beaucoup aimé ! 

Comédie de  Julien Rappeneau, avec Noémie Lvovsky, Kyan Khojandi, Alice Isaac et...Anémone, notamment. Sans oublier un superbe chat et un toutou qui ressemble vaguement à un lion avec sa crinière !


L'histoire se passe de nos jours, dans une ville française.

Ce film nous offre trois héros. Rosalie bien sûr, Vincent et Aude. 

Au début du film on suit Vincent. La trentaine, un peu dégarni, coiffeur (il a hérité du salon, très vieillot, de son père), célibataire, propriétaire du magnifique chat dont il est questions plus haut. Il vit dans le même immeuble que sa mère, l'appartement juste en dessous, et lui est très dévoué (Anémone campe ici une parfaite vieille bique à qui on a envie de faire un croche-pied dans les escaliers !). Une vie assez routinière...tristoune même. 


Et puis un jour Vincent croise Rosalie dans sa supérette. Elle a la cinquantaine, est célibataire aussi et semble très seule. Elle fait ses courses seule, va au cinéma seule, à la chorale, dans un bar...toujours seule. (Même pas un chat pour lui tenir compagnie !). On apprend qu'elle a un fils de 33 ans, Thomas, qu'elle n'a pas vu depuis des années et à qui elle pense beaucoup mais sans oser revenir vers lui.

Vincent croit avoir déjà vu Rosalie, sans savoir où. Elle ne se souvient absolument pas de lui. Il la revoit par hasard au marché et se met à la suivre partout, fouillant même ses poubelles. On ne sait pas trop pourquoi. Lui non plus d'ailleurs. 



C'est là, enfin, qu'intervient Aude. Jeune fille paumée de 25 ans qui vit en colocation avec un gentil fou, ne fait rien de ses journées (elle a abandonnée ses études et ne bosse que très très très rarement) et ne veut plus voir ses parents. Aude est la nièce de Rosalie. Elle ne s'étaient pas vues depuis longtemps mais Rosalie reprend contact avec elle et lui demande...d'espionner Vincent ! 

Car oui, Rosalie a très vite repéré Vincent (ce qui, soit dit en passant, l'amuse plus que ça ne l'effraie). Et voici notre espionneur espionné à son tour ! Par Aude et ses deux copines. Et lui ne se doutera de rien. 


Et puis Rosalie va finir par se révéler à Vincent, qui va prendre peur, s'enfuir. Mais finalement ils vont réussir à se croiser pour de vrai, nos trois personnages, Vincent, Rosalie et Aude. Il y a même un couple qui va se former (mais pas du tout celui que je croyais...surprise !).


Dans ce film j'ai aimé d'abord cette idée d'espion qui se fait espionner, pris à son propre piège.

J'ai bien aimé la "mise en scène" aussi. Au début on voit l'histoire à travers Vincent. Puis on revit les mêmes scènes à travers Aude. Et enfin on revient vers Rosalie, avant que les trois personnages ne soient réunis.

Et puis les personnages sont attachants, tous avec leurs blessures. Ils finissent tous par se lier et par s'apporter mutuellement réconfort et courage (courage de reprendre ses études en art pour Aude, de reprendre contact avec son fils pour Rosalie et enfin d'envoyer promener sa mère pour Vincent). 

Les personnages secondaires sont à quant à eux plutôt barrés et assez marrants (sauf l'affreuse Simone, la mère de Vincent). 



Ça finit bien, du moins sur du positif et de l'espoir. Les héros sont apaisés...et les spectateurs contents (en tout cas moi !). :-)